Un récent sondage de Desjardins révèle que plus de la moitié des Canadiens admettent utiliser leur cellulaire en conduisant

Lévis, Québec, 24 septembre 2019 - Malgré les amendes plus sévères et les nouvelles technologies conçues pour tenter de remédier au problème, de nombreux automobilistes canadiens ne parviennent toujours pas à ignorer leur téléphone cellulaire et les autres distractions lorsqu'ils conduisent.

Le plus récent sondage national de Desjardins révèle que 53 % des Canadiens admettent avoir déjà été distraits au moins une fois par leur téléphone cellulaire pendant qu'ils conduisaient, une hausse par rapport à 38 % l'an dernier. Il montre aussi qu'un nombre accru de personnes sont conscientes des dangers de la distraction au volant, 32 % des répondants (27 % en 2018) affirmant qu'il s'agit du comportement le plus risqué au volant derrière la conduite avec facultés affaiblies par l'alcool, à 35 % (37 % en 2018).

Sondage sur la distraction au volant 2019 de Desjardins
Malgré tout, les Canadiens semblent croire que la faute incombe aux autres automobilistes. En effet, 93 % des conducteurs croient qu'ils sont rarement ou jamais distraits par leur téléphone cellulaire au volant, mais 84 % d'entre eux disent voir souvent ou toujours d'autres personnes utiliser leur téléphone en conduisant.

Sondage sur la distraction au volant 2019 de Desjardins
« Manifestement, la distraction au volant continue de poser un sérieux risque pour la sécurité routière, déclare Denis Dubois, président et chef de l'exploitation de Desjardins Groupe d'assurances générales. C'est important de continuer de sensibiliser le public à ce problème grave pour faire en sorte que la distraction au volant devienne aussi socialement inacceptable que l'alcool au volant. Certes, les amendes plus sévères et les technologies sont utiles, mais il reste que la distraction au volant peut être évitée et que ce sont les changements de comportement qui sauveront des vies. »

De sérieuses conséquences

Selon une étude de la Fondation de recherche sur les blessures de la route (FRBR), la distraction au volant joue un rôle dans une collision mortelle sur quatre au Canada. Malgré les amendes plus élevées, la perte de points d'inaptitude et le redoublement d'efforts par les policiers pour combattre ce problème, 350 personnes ont quand même trouvé la mort dans une collision sur la route en 2015 en raison d'une distraction au volant.

Robyn Robertson, présidente et chef de la direction de la FRBR
Robyn Robertson, présidente et chef de la direction de la
Fondation de recherche sur les blessures de la route (FRBR)

« Les conducteurs ne sont pas les seules personnes à risque : la distraction au volant a des répercussions mortelles sur les passagers, les piétons, les cyclistes et d'autres usagers de la route, explique Robyn Robertson, présidente et chef de la direction de la FRBR. Tous les Canadiens doivent s'engager à être plus attentifs sur la route et à intervenir auprès de leurs amis, de leurs parents et de leurs collègues pour renforcer des habitudes de conduite sécuritaires. »

Prendre position contre la distraction au volant avec Ajusto

Lancée en 2015, l'application Ajusto alerte les automobilistes lorsqu'ils sont distraits par leur téléphone. Jusqu'à maintenant, cette fonction était utilisée pour les conscientiser davantage aux risques de ce comportement, mais elle ne calculait pas leur pointage à ce chapitre. Or, Desjardins Assurances a décidé de s'attaquer directement à ce problème en effectuant le suivi des distractions causées par les téléphones cellulaires et en les utilisant comme facteur pour déterminer le pointage des automobilistes. Cette nouvelle fonction a été lancée au Québec, puis déployée prochainement en Ontario.

Distractions et dissuasions

Quand on leur a demandé quels facteurs les distrayaient au volant :
  • la moitié des répondants (49 %) ont cité l'environnement extérieur
  • 45 % ont cité leur téléphone (envoi de textos et de courriels, appels, etc.)
  • 41 % ont cité le changement des paramètres de la console du véhicule ou de son système d'infodivertissement
Quand on leur a demandé ce qui les amenait principalement à utiliser leur cellulaire en voiture, 42 % des répondants ont dit utiliser ce dernier pour consulter des applications GPS, alors que 37 % d'entre eux s'en servent pour faire des appels et envoyer des textos.

Sondage sur la distraction au volant 2019 de Desjardins
Qu'est-ce qui empêcherait quelqu'un de succomber aux distractions au volant?

Les collisions occupent toujours le premier rang à ce chapitre, à 43 %, suivis des amendes plus élevées, à 26 %, et de la possibilité d'une hausse des primes d'assurance (en cas d'amende), à 21 %.

Récemment, de nombreuses provinces ont adopté des lois prévoyant des amendes et pénalités plus élevées pour les personnes coupables de distraction au volant. Quatre-vingt-dix-huit pour cent des Canadiens savent que c'est interdit par la loi. Or, le sondage révèle que 37 % d'entre eux ne savent pas exactement ce que ces lois impliquent et que seulement 29 % considèrent celles-ci comme étant efficaces pour combattre le problème.



À propos du sondage

Sondage en ligne mené en mars 2019 dans l'ensemble du Canada auprès de 3 050 personnes

Pour journalistes seulement : Valérie Lamarre
514 281-7000 ou 1 866 866-7000, poste 5557275
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