5 mauvaises raisons de ne pas prendre de vacances

L'été bat son plein, le soleil brille et pourtant... bon nombre d'entrepreneurs sont toujours à la tâche, affirmant ne pas avoir le temps de s'arrêter pour prendre une pause bien méritée.

Selon Natacha Desnoyers, conseillère associée du Groupe conseils MCG, ressources humaines et stratégies organisationnelles, les raisons les plus souvent évoquées par les entrepreneurs pour ne pas prendre de vacances ne sont pas toujours les meilleures. Voici pourquoi. 

1- Je n'arrive pas à déléguer mon travail

Bien sûr, vous avez à cœur vos affaires. À moins que vous ne soyez seul à bord, il y a toujours moyen de déléguer. Cet art s'acquiert avec la pratique! - Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. Il s'agit d'un exercice de confiance, tant pour vous et que votre équipe. 

Planifier, planifier et planifier. S'il y a un mantra à réciter, c'est bien celui-là. La clé pour partir l'esprit tranquille, c'est d'avoir préparé son départ. Il faut d'abord l'annoncer, idéalement à l'avance, aux clients et aux fournisseurs, afin qu'eux aussi puissent s'y préparer. Ainsi, le nombre d'urgences sera réduit au minimum. 

2- Je n'ai pas le temps

Les dirigeants de PME prennent des vacances plus courtes que ceux des plus grosses entreprises, mais ils choisissent davantage le dépaysement. «Ils partent à l'étranger et décrochent rapidement et plus profondément.» 

Perdre ses repères, inquiétant? «C'est plutôt salutaire, de répondre Mme Desnoyers. Il ne faut pas hésiter à partir, à se dépayser. Toute l'année, nous repoussons les projets en raison des contraintes professionnelles. C'est le bon moment de chasser les habitudes, d'essayer de nouvelles choses.» 

Les dirigeants d'entreprises mènent leur carrière de façon très serrée avec leurs proches. «La famille est souvent investie dans l'entreprise. Beaucoup de soutien, de discussions et de compromis se font tout au long de l'année. Les vacances représentent un beau prétexte pour redonner à ses proches en profitant de temps de qualité avec eux. Raffermir les liens donne du carburant pour le reste de l'année», poursuit Mme Desnoyers.

3- Je priorise mes affaires avant le plaisir

En affaires, les horaires sont primordiaux. Autant une bénédiction qu'une calamité, il est difficile pourtant de s'en soustraire au travail. Mais en vacances? Voici une manière de satisfaire tout le monde : réviser notre rapport au temps en renversant la proportion du temps et en étirant le plaisir. 

«L'hiver dernier, j'avais une rencontre prévue avec un client une journée où une bordée de neige s'annonçait. Il m'a avisé que, si la tempête avait lieu, il prendrait congé pour faire du ski. C'est une belle image du renversement de la proportion du temps, explique Mme Desnoyers. Lorsqu'une activité est improvisée, elle laisse l'impression d'avoir duré beaucoup plus longtemps et les bienfaits durent eux aussi plus longtemps.» 

4- Je n'arrive pas à décrocher

En vacances, pas de compromis! Le plaisir donne de l'oxygène et influence directement la santé psychologique et physique. La recette magique n'existe pas, mais il faut savoir s'offrir du bon temps sans se culpabiliser en trouvant des activités qui procurent du bien-être. 

De nos jours, le véritable défi consiste à résister à l'envie d'aller consulter ses courriels juste pour «voir» ce qui se passe. Cette habitude, malheureusement, garde une partie du cerveau au bureau. De plus, répondre à ses courriels en vacances crée des attentes et augmente nécessairement le nombre de messages reçus. Cependant, si vous devez les consulter, rien ne sert de culpabiliser ou de le faire en cachette! Planifier une heure ou deux dans la journée à cet effet peut vous permettre de profiter davantage du reste de vos vacances. Par contre, par la suite, on ferme tout! 

«Connaissant son penchant pour lire ses courriels, un client m'a avoué qu'il choisissait sa destination vacances dans un lieu isolé, où il n'y a pas de connexion sans fil.» C'est une excellente idée, aux yeux de Mme Desnoyers. 

5- Je fais du stress quand je suis loin du bureau

Pour améliorer l'indice de santé de son entreprise, il faut d'abord améliorer la sienne comme individu. La règle de base demeure de bien se connaître et de se respecter. Lâcher prise totalement peut rendre anxieux. Certains deviennent malades lorsque l'adrénaline tombe d'un coup. Pour pallier ce désagrément, un ralentissement progressif des activités peut être envisagé.

«Les dirigeants d'entreprises servent de modèles à leurs employés. Lorsqu'ils adoptent des comportements qui nourrissent bien leur indice de santé, ils favorisent le développement d'une telle culture dans leur entreprise», conclut Mme Desnoyers.

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