Du Canada à la Finlande: l'aventure de Magalie à l'étranger

Magalie ne s'est pas contentée de rêver. Quand l'envie lui a pris de voyager, elle a fouillé sur le Web à la recherche d'idées, de possibilités, de témoignages. Elle a fait des demandes de bourses, travaillé, économisé. Surtout, elle a osé... Et elle n'a jamais regretté.

L'aventure de Magalie a pour décor les paysages nordiques de la Finlande. C'est une histoire d'amour, de découvertes et de défis. C'est une histoire qui pourrait se dérouler à bien d'autres endroits dans le monde et dans laquelle tous ceux qui osent peuvent tenir le rôle du héros.

La première fois qu'elle a posé les pieds sur cette terre du Nord, elle n'avait que 17 ans.

Avant de partir

« J'étais une adolescente gênée et renfermée. J'avais peur du nouveau et même de la misère à découcher. Un jour, vers la fin du secondaire, j'ai décidé que c'en était assez, que j'allais prendre les grands moyens et sortir de ma coquille », confie Magalie.

À 16 ans, elle s'est donc mise à fouiller sur le Web et à lire des forums d'expériences à l'étranger. « J'ai découvert que c'est quelque chose de très populaire en Europe et aux États-Unis, mais, au Québec, on n'en parle pas », souligne-t-elle. Après avoir fait le tour des possibilités, elle a décidé de tenter sa chance avec Youth for Understanding (YFU), un organisme qui accompagne les étudiants de 15 à 19 ans dans la réalisation de leur projet d'études autour du globe.

Elle a rempli une demande, passé des entrevues, écrit des lettres de motivation et rencontré un représentant de sa région. « C'est une expérience en général assez dispendieuse, mais la plupart des programmes offrent des bourses. Je me suis donc inscrite. J'ai aussi dû prendre 2 emplois à temps partiel et faire des petits compromis afin d'économiser le montant nécessaire à la réalisation de mon projet, affirme la jeune femme. C'est un gros processus, mais ça vaut vraiment la peine ! »

Kiuruvesi, Finlande

Magalie a choisi la Finlande par amour pour l'hiver, la langue et la culture. Elle ne se doutait pas de la solidité des liens qu'elle établirait avec les membres de sa famille d'accueil. À son arrivée au village, tout était nouveau et excitant : le rythme, la routine, la famille. C'est à l'approche des fêtes, au creux de l'hiver, que l'ennui et la nostalgie se sont fait le plus fortement sentir.

« Mais ce n'est qu'un moment à passer, rassure Magalie. Après, les amitiés se solidifient, le plaisir de l'aventure revient en force et continue de croître, tellement que je n'avais plus le goût de partir ! »

Elle avoue être revenue changée, ouverte au monde et dotée d'une facilité à aller vers les gens. Tellement qu'après avoir terminé son cégep elle est retournée travailler 1 an en Finlande comme gardienne d'enfants avec le programme Au pair. Elle y vit désormais avec son copain et poursuit ses études universitaires.

Les conseils de Magalie

  • Oser ! On m'a souvent dit que j'avais de la chance... mais ce n'est pas de la chance. C'est à la portée de tout le monde. Tout est possible si on est prêt à y investir assez d'efforts.
  • Ne pas croire que c'est une année perdue. Une année scolaire de retard contre autant de découvertes, ça en vaut vraiment la peine !
  • S'informer. Il existe de nombreux programmes de bourses.
  • S'éduquer. Connaître les différences et les ressemblances limite les mauvaises surprises et apprendre les bases de la langue facilite la création d'amitiés.
  • Se laisser une chance. Ce n'est pas toujours facile. Il faut être patient.
  • Communiquer. Il est essentiel d'avoir une bonne communication avec sa famille d'accueil.
  • Bloguer. Pour rester en lien, préserver des souvenirs et faire profiter les autres de son expérience.