Études des enfants : les avantages d'épargner tôt

Prévoir les coûts des études de nos enfants peut vite devenir synonyme de stress financier. Aux dépenses courantes s'ajoutent les frais scolaires variés que l'on peut avoir tendance à sous-estimer. C'est pourquoi il est conseillé d'adopter tôt l'habitude d'épargner. Et ce, quelle que soit la somme. Voici des pistes pour planifier cette grande étape.

Si on n’y est pas préparé, les frais reliés à la scolarité peuvent surprendre par leur ampleur et déséquilibrer le budget familial. C’est particulièrement vrai dès que l’enfant entre au secondaire.

À l’école publique comme à l’école privée, des dépenses importantes sont à prévoir. Voici quelques exemples :

  • Tablette électronique pour étudier à distance
  • Matériel pour les cours de sciences
  • Équipements sportifs
  • Activités parascolaires, sportives et culturelles
  • Voyages scolaires

Une épargne régulière, la clé

Angela lermieri*, planificatrice financière chez Desjardins, suggère de commencer à mettre de l’argent de côté le plus tôt possible en prévision de ces dépenses. Il peut s’agir d’un simple compte destiné aux frais scolaires.

Si vous avez des droits disponibles, vous pouvez cotiser à votre CELI et faire croître votre épargne à l’abri de l’impôt.

« Même les petites sommes comptent. Épargnées de façon régulière, elles s’accumulent. Plus on s’habitue à faire un virement périodique, plus ça devient facile, car on n’a plus à y penser. », développe-t-elle.

Madame Iermieri suggère d’inclure cette épargne dans votre budget annuel, de programmer des versements automatiques ou encore de déposer dans votre compte consacré aux frais scolaires certains revenus comme l’Allocation famille (au Québec), l’Allocation canadienne pour enfants (au fédéral) ou les remboursements d’impôt.

Angela Iermieri rappelle également que « si les frais s’avèrent moins élevés que prévu, vous pourrez consacrer cette épargne à un autre projet », puisque cet argent vous appartient toujours.

Si la somme épargnée n’est pas utilisée, il sera toujours possible de la retirer pour réaliser un autre projet ou de la verser dans un REEE (régime enregistré d’épargne-études) en vue de financer les études postsecondaires de votre enfant.

Le REEE, une solution avantageuse

Le régime enregistré d’épargne-études - Cet hyperlien s’ouvrira dans une nouvelle fenêtre. concerne spécialement le financement des études postsecondaires. Son avantage réside dans les subventions versées par le gouvernement, dès son ouverture. Elles sont calculées en fonction des cotisations versées et de votre revenu familial net.

Par exemple, en cotisant 1 000 $, vous avez droit à des subventions variant de 200 $ à 600 $, selon votre province de résidence et votre revenu familial net. Au Québec, les subventions reçues correspondent à un minimum de 30 % du capital investi**.

Par ailleurs, les familles à revenu modeste peuvent être admissibles au Bon d’études canadien (BEC) - Lien externe au site. Cet hyperlien s’ouvrira dans une nouvelle fenêtre., même sans avoir déposé d’argent dans le REEE.

Objectif : se concentrer sur les études

Parent, grand-parent, oncle ou tante… Tout adulte qui souhaite participer au financement des études postsecondaires d’un jeune de son entourage peut ouvrir un REEE.

Cette forme d’épargne pourrait plus tard éviter au jeune de contracter des prêts pour financer ses études ou encore de cumuler études et emploi.

Vous pouvez ouvrir un REEE dès la naissance de l’enfant et jusqu’à ses 15 ans, à condition qu’il dispose d’un numéro d’assurance sociale et qu’il soit résident canadien.

Les subventions, elles, peuvent être versées jusqu’à ses 17 ans si, avant le 31 décembre de l’année où le bénéficiaire a atteint l’âge de 15 ans, vous avez cotisé (et non retiré) au moins 2 000 $ ou au moins 100 $ par année au cours de 4 années.

Il est possible de récupérer les subventions des années pour lesquelles vous n’avez pas ou peu cotisé, en bonifiant la somme investie.

Quel budget prévoir pour les études?

En 2018-2019, Statistique Canada estimait les droits de scolarité annuels moyens d’un étudiant du premier cycle universitaire, au Québec, à 3 851 $. Ce à quoi il faut ajouter les coûts additionnels, tels que le logement, la nourriture et les autres dépenses essentielles.

Pour établir un budget, il est possible de calculer en ligne - Cet hyperlien s’ouvrira dans une nouvelle fenêtre. combien vous devriez accumuler pour les études postsecondaires d’un enfant.

Le REEE est ouvert au nom de l’enfant qui en devient le bénéficiaire. Le souscripteur, c’est-à-dire la personne qui a ouvert le REEE, disons vous, demeure propriétaire des cotisations. Celles-ci sont non-imposables lors du retrait.

Les subventions et les revenus accumulés appartiennent à l’étudiant et sont à l’abri de l’impôt jusqu’au moment des retraits. Dès que votre enfant sera inscrit dans un établissement postsecondaire (cégep, université, école supérieure spécialisée), vous pourrez retirer des paiements d’aide aux études (PAE) au bénéfice de l’étudiant.

Le compte peut rester ouvert pendant 35 ans et, sous certaines conditions, être transféré à un autre bénéficiaire, si votre enfant décidait de ne pas poursuivre ses études. Dans tous les cas, le REEE demeure un placement avantageux.

Pour obtenir plus d’informations ou ouvrir un REEE, contactez votre conseiller ou consultez la page Régime enregistré d’épargne-études - Cet hyperlien s’ouvrira dans une nouvelle fenêtre..

* Planificatrice financière et représentante en épargne collective pour Desjardins Cabinet de services financiers inc.

** Les subventions maximales à vie par bénéficiaire sont de 7 200 $ au fédéral et de 3 600 $ au Québec, et sont assujetties à un maximum annuel.

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