Nouvel emploi : avez-vous réévalué vos protections d'assurance?

Le poste que vous convoitiez depuis des mois est enfin à vous! Vous avez célébré et devez maintenant vous pencher sur certains points disons… plus sérieux. Par exemple, savez-vous si ce nouvel emploi vous offre une assurance collective? Quelle que soit la réponse, il y a de fortes chances que vous ayez à réévaluer votre couverture d’assurance de personnes. Voici certaines questions pour vous aider à faire le point.

Mis à jour le 12 janvier 2021

Quoi faire si votre employeur n’offre pas de régime d’assurance collective?

Si c’est le cas, il vous faudra certainement réfléchir à une couverture d’assurance vie, maladie, invalidité, voyage, et peut-être même d’assurance dentaire ou maladies graves. Vous vous serez bien heureux de savoir que vous êtes protégé si un événement imprévu lié à votre santé devait survenir!

Quoi faire si votre employeur offre un régime d’assurance collective?

Dans ce cas, il faut savoir que vous êtes dans l’obligation d’y adhérer. Mais c’est pour votre bien. Un tel régime comporte plusieurs avantages, comme l’absence d’examen médical pour y souscrire, le paiement d’une partie de la prime par votre employeur et la couverture offerte pour votre conjoint et vos enfants à charge, si cela s’applique à vous bien entendu. Toutefois, il ne faut pas tenir pour acquis que les protections offertes sont adaptées à votre réalité.

Dans un cas comme dans l’autre…

… voici trois questions que proposent nos conseillers pour amorcer votre réflexion sur le sujet.

1. Quelle est votre situation financière actuelle?

Qui dit nouvel emploi dit souvent nouveau revenu. C’est donc le moment pour vous de faire le point sur vos finances. « La base d’une saine gestion de ses finances personnelles, c’est le budget, insiste Angela Iermieri, Planificatrice financière* chez Desjardins. Vous devez dresser la liste de vos engagements financiers et répertorier vos dépenses, sans oublier d’allouer un montant à l’épargne et à la création d’un fonds d’urgence. »

La vie est souvent une suite ininterrompue de dépenses. « Réfléchissez à vos projets à court, à moyen et à long terme. Si vous êtes en couple, discutez-en ensemble et établissez vos priorités », suggère Angela Iermieri.

Lorsque vous avez un portrait juste de vos finances en main, l’évaluation des protections nécessaires se fait plus simplement.

2. Une période d’invalidité risquerait-elle de compromettre vos projets?

Pouvoir compter sur un revenu régulier est crucial. Cela dit, que feriez-vous demain matin si un problème de santé vous empêchait de générer un revenu? « L’assurance invalidité - Cet hyperlien s’ouvrira dans une nouvelle fenêtre. permet certes de garantir notre capacité à gagner un revenu, mais également de maintenir notre autonomie financière, fait valoir Nathalie Tremblay, spécialiste en assurance vie et santé chez Desjardins. Est-ce que vous avez déjà évalué vos engagements financiers mensuels? Seriez-vous en mesure de les respecter en cas d’invalidité de longue durée? »

Dans une situation déjà difficile, être en mesure de maintenir son niveau de vie et celui de ses proches permet de se concentrer sur ce qui compte vraiment : sa santé. On ne prend malheureusement pas toujours le temps de se poser ces questions, car on croit souvent que ça n’arrive qu’aux autres.

Si l’assurance invalidité fait partie de vos avantages sociaux, vérifiez :

  • quel pourcentage de votre salaire vous recevrez en cas d’invalidité de courte et de longue durée;
  • si la rente d’invalidité est imposable ou non;
  • si elle couvre vos obligations financières.

Afin de compléter votre protection, il existe plusieurs solutions : couvrir vos prêts en cas d’invalidité, souscrire une assurance invalidité individuelle ou une assurance maladies graves, etc.

3. Combien voulez-vous léguer en cas de décès?

Personne ne souhaite penser à cette éventualité, mais la réponse à cette question demeure essentielle! Les régimes collectifs offerts par les employeurs comprennent habituellement une couverture d’assurance vie qui vous donne droit à une fois ou deux fois votre salaire. Est-ce suffisant pour vous? Devriez-vous souscrire une assurance personnelle, si vous n’y avez pas accès au travail, ou bonifier celle offerte par votre employeur? « C’est une question plus complexe qu’il n’y paraît et pour laquelle il n’y a pas de réponse unique », lance d’entrée de jeu Nathalie Tremblay.

Pour elle, chaque cas est différent. « Outre les situations de vie qui diffèrent d’une personne à l’autre, la question des assurances est fortement influencée par les valeurs personnelles des individus », constate-t-elle.

Si, advenant votre décès, vous souhaitez garantir à votre famille le même niveau de vie, vous devrez peut-être en effet augmenter votre couverture d’assurance. Aussi, même si votre assurance vie collective peut être transformée en protection individuelle si vous quittez votre emploi, la nouvelle prime sera calculée en fonction de l’âge que vous aurez à ce moment-là. Il pourrait donc être judicieux de souscrire une assurance individuelle dès maintenant.

Pour une analyse approfondie de vos besoins et réponses à vos interrogations, nous vous encourageons à communiquez avec un conseiller en sécurité financière - Cet hyperlien s’ouvrira dans une nouvelle fenêtre. qui pourra vous accompagner et vous poser les bonnes questions.

* Planificatrice financière et Représentante en épargne collective pour Desjardins Cabinet de services financiers Inc.

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