Quels seront vos revenus à la retraite?

La retraite se profile à l’horizon et vous vous demandez sur quels revenus vous pourrez compter quand vous laisserez le marché du travail derrière vous? Nous vous proposons un survol des sources de revenus les plus courantes pour vous aider à y voir plus clair.

La pension de la Sécurité de la vieillesse

Vous recevrez cette rente chaque mois dès que vous aurez soufflé vos 65 bougies, même si vous travaillez encore. C’est la base!

La pension de la Sécurité de la vieillesse (PSV) est de l’ordre de 7 362 $ par an, au premier trimestre 2020. Cette rente accordée par le gouvernement du Canada est imposable et son montant est revu tous les 3 mois. Vous pourrez la demander même si vous n’avez jamais travaillé.

Il est possible de reporter cette pension jusqu’à l’âge de 70 ans pour obtenir des versements plus élevés, mais cette décision mérite réflexion : en cas de report, vous n’aurez pas droit au Supplément de revenu garanti si vous y êtes admissible, et votre conjoint ne pourra pas recevoir l’Allocation (aussi appelée Allocation pour les personnes âgées de 60 à 64 ans).

Pour être admissible à la PSV, vous devez :

  • avoir au moins 65 ans;
  • être citoyen ou résident autorisé du Canada;
  • avoir vécu au pays au moins 10 ans depuis vos 18 ans; si vous ne résidez pas au Canada actuellement, vous devez y avoir passé au moins 20 ans depuis votre majorité.

Si vos revenus sont modestes et que vous vivez au Canada, vous pourrez demander le Supplément de revenu garanti (SRG). Son montant dépend de vos revenus annuels et de votre situation familiale. Cette rente, rajustée au coût de la vie tous les 3 mois, n’est pas imposable.

Entre 60 et 64 ans, vous pourrez également avoir droit à l’Allocation si votre conjoint reçoit la PSV et qu’il est admissible au SRG. En cas de décès de votre conjoint, l’Allocation au survivant pourrait vous être octroyée.

Pour en savoir plus sur ces différentes rentes, consultez le site du Gouvernement du Canada - Lien externe au site. Cet hyperlien s’ouvrira dans une nouvelle fenêtre..

La rente du Régime de rentes du Québec

Comme tous les travailleurs québécois, vous y cotisez automatiquement. La rente varie en fonction du nombre d’années de cotisation et des revenus sur lesquels vous avez cotisé.

Que vous soyez salarié ou travailleur autonome, c’est à vous de décider quand vous demanderez la rente du Régime de rentes du Québec (RRQ). Saviez-vous que vous pouviez effectuer votre demande même si vous êtes toujours sur le marché du travail? Seules certitudes, vous aurez entre 60 et 70 ans et votre choix aura un impact important sur vos finances :

  • avant 65 ans : votre rente sera réduite pour chaque mois compris entre la date de votre demande et votre 65e anniversaire;
  • à 65 ans : votre rente ne sera ni réduite ni augmentée, 65 ans étant considéré comme l’« âge normal » pour dire « bye » au 9 à 5;
  • après 65 ans : votre rente augmentera de 0,7 % chaque mois compris entre votre 65e anniversaire et la date de votre demande, et ce, jusqu’à vos 70 ans.

Les cotisations au RRQ sont divisées à parts égales entre le salarié et l’employeur. Le travailleur autonome, quant à lui, en assume la totalité. S’il déclare peu de revenus, et donc cotise peu, le travailleur autonome se voit pénalisé sur le long terme.

La rente du RRQ est indexée sur le coût de la vie chaque année, en janvier, et est imposable. Rares sont les nouveaux rentiers qui reçoivent le maximum, qui a atteint 1 175,83 $ par mois en 2020, pour les personnes âgées de 65 ans. En 2018, les retraités ont reçu en moyenne 512 $ par mois.

Pour faire le point sur votre situation, jetez un coup d’œil à votre relevé de participation au RRQ - Lien externe au site. Cet hyperlien s’ouvrira dans une nouvelle fenêtre..

Pour en savoir plus sur la rente du RRQ, consultez le site du Gouvernement du Québec - Lien externe au site. Cet hyperlien s’ouvrira dans une nouvelle fenêtre..

Régime complémentaire de retraite de votre employeur

Si vous faites partie des travailleurs qui ont accès à un régime privé de retraite, vous épargnez tout au long de votre carrière sans vous en rendre compte (ou presque).

Régime privé de retraite, régime de pension agréé ou encore fonds de pension, toutes ces appellations désignent la même réalité : votre régime complémentaire de retraite (RCR).

Concrètement, c’est le régime auquel votre employeur cotise pour assurer un revenu de retraite aux employés qui y participent. En général, les droits que vous avez accumulés sont « immobilisés » jusqu’à votre retraite; ça signifie que vous ne pourrez pas y toucher avant ce moment. Vos cotisations sont déductibles de votre revenu, et le revenu que vous recevrez à la retraite sera imposable.

Il existe 2 grands types de régimes :

  • à prestations déterminées : ce régime vous garantit une rente dont le montant est fixé à l’avance et correspond généralement à un pourcentage de votre salaire multiplié par le nombre d’années de service reconnues par le régime. Les cotisations sont réévaluées régulièrement pour financer les prestations promises;
  • à cotisations déterminées : ce régime fixe à l’avance la cotisation de l’employé et celle de l’employeur, mais le montant de la rente n’est pas connu à l’avance. Ce montant dépend de vos cotisations, de celles de votre employeur et du rendement des placements de la caisse de retraite. Le montant de vos rentes sera donc calculé en fonction des sommes accumulées dans vos comptes et de la valeur de vos placements au moment où vous déciderez de les retirer, et non en fonction de votre salaire.

Pour estimer vos revenus de retraite futurs, examinez le relevé de droits fourni par votre employeur chaque année.

La rente du Régime de pensions du Canada

Comme tous les travailleurs canadiens, vous y cotisez automatiquement. La rente varie en fonction du nombre d’années de cotisation et des revenus sur lesquels vous avez cotisé.

Que vous soyez salarié ou travailleur autonome, c’est à vous de décider quand vous demanderez la rente du Régime de pensions du Canada (RPC).

Saviez-vous que vous pouviez effectuer votre demande même si vous êtes toujours sur le marché du travail? Seules certitudes, vous aurez entre 60 et 70 ans et votre choix aura un impact important sur vos finances :

  • avant 65 ans : votre rente sera réduite pour chaque mois compris entre la date de votre demande et votre 65e anniversaire;
  • à 65 ans : votre rente ne sera ni réduite ni augmentée, 65 ans étant considéré comme l’« âge normal » pour dire « bye » au 9 à 5;
  • après 65 ans : votre rente augmentera de 0,7 % chaque mois compris entre votre 65e anniversaire et la date de votre demande, et ce, jusqu’à vos 70 ans.

Les cotisations au RPC sont divisées à parts égales entre le salarié et l’employeur. Le travailleur autonome, quant à lui, en assume la totalité. S’il déclare peu de revenus, et donc cotise peu, le travailleur autonome se voit pénalisé sur le long terme.

La rente du RPC est indexée sur le coût de la vie chaque année, en janvier, et est imposable. Rares sont les nouveaux rentiers qui reçoivent le maximum, qui a atteint 1 175,83 $ par mois en 2020, pour les personnes âgées de 65 ans. En octobre 2019, le montant mensuel moyen était de 672,87 $.

Pour faire le point sur votre situation, jetez un coup d’oeil à votre relevé de participation au RPC - Lien externe au site. Cet hyperlien s’ouvrira dans une nouvelle fenêtre..

Pour en savoir plus sur la rente du RPC, consultez le site du Gouvernement du Canada - Lien externe au site. Cet hyperlien s’ouvrira dans une nouvelle fenêtre..

Régime complémentaire de retraite de votre employeur

Si vous faites partie des travailleurs qui ont accès à un régime privé de retraite, vous épargnez tout au long de votre carrière sans vous en rendre compte (ou presque).

Régime privé de retraite, régime de pension agréé ou encore fonds de pension, toutes ces appellations désignent la même réalité : votre régime complémentaire de retraite (RCR). Un peu plus de la moitié des salariés bénéficient d’un tel régime au pays.

Concrètement, c’est le régime auquel votre employeur cotise pour assurer un revenu de retraite aux employés qui y participent. En général, les droits que vous avez accumulés sont « immobilisés » jusqu’à votre retraite; ça signifie que vous ne pourrez pas y toucher avant ce moment. Vos cotisations sont déductibles de votre revenu, et le revenu que vous recevrez à la retraite sera imposable.

Il existe 2 grands types de régimes :

  • à prestations déterminées : ce régime vous garantit une rente dont le montant est fixé à l’avance et correspond généralement à un pourcentage de votre salaire multiplié par le nombre d’années de service reconnues par le régime. Les cotisations sont réévaluées régulièrement pour financer les prestations promises;
  • à cotisations déterminées : ce régime fixe à l’avance la cotisation de l’employé et celle de l’employeur, mais le montant de la rente n’est pas connu à l’avance. Ce montant dépend de vos cotisations, de celles de votre employeur et du rendement des placements de la caisse de retraite. Le montant de vos rentes sera donc calculé en fonction des sommes accumulées dans vos comptes et de la valeur de vos placements au moment où vous déciderez de les retirer, et non en fonction de votre salaire.

Pour estimer vos revenus de retraite futurs, examinez le relevé de droits fourni par votre employeur chaque année.

L’épargne personnelle

Placer vos économies dans un REER ou un CELI est une bonne solution pour compléter les rentes des régimes publics et votre fonds de pension, et avoir la retraite dont vous rêvez.

Pour chiffrer l’épargne nécessaire au maintien de votre niveau de vie, il convient de prendre en considération des facteurs comme le style de retraite auquel vous aspirez, l’âge auquel vous envisagez de quitter le marché du travail, la durée de votre retraite (eh oui, l’espérance de vie augmente!) et l’inflation.

Fixez-vous comme objectif d’épargner 10 % de vos revenus nets. Établir un budget vous permettra également de traquer toutes les petites dépenses non nécessaires qui pourraient se transformer en un joli pécule, à terme.

L’épargne est une question de discipline, mais aussi de régularité. Ayez le réflexe de mettre de l’argent de côté dès que vous recevez votre paie. Pour vous simplifier la vie, programmez des versements automatiques - Cet hyperlien s’ouvrira dans une nouvelle fenêtre. dans votre REER.

Tout dépend de votre situation. Votre conseiller vous aidera à déterminer votre profil d’investisseur et à choisir des placements adaptés. En matière de placements enregistrés, le régime enregistré d’épargne-retraite (REER) et le compte d’épargne libre d’impôt (CELI) sont les deux principaux outils à votre disposition pour garnir votre coussin financier.

  • En cotisant à un REER, vous accumulez des économies à l’abri de l’impôt pour la retraite tout en réduisant votre revenu imposable. Gardez en tête que tout retrait est imposable. Le REER est à privilégier si vous pensez avoir un taux d’imposition à la retraite plus bas que votre taux d’imposition actuel.

    L’année de vos 71 ans, vous devrez obligatoirement transformer votre REER en FERR (fonds enregistré de revenu de retraite) ou en rente. Votre épargne continuera à rapporter, mais vous ne pourrez plus cotiser au régime et vous devrez retirer chaque année une partie de l’argent amassé.

    Il est intéressant de savoir que vous pouvez cotiser au REER de votre conjoint avant la fin de l’année où celui-ci atteint l’âge de 71 ans, à condition que vous ayez toujours des droits de cotisation.
  • En cotisant à un CELI, vous protégez votre épargne de l’imposition, que ce soit pour la retraite ou un autre projet. Avec le CELI, contrairement au REER, les cotisations ne sont pas déductibles du revenu et les retraits ne sont pas imposables.

    Si vos revenus actuels sont inférieurs à 30 000 $ par an et que vous avez une marge de manœuvre pour épargner, optez pour le CELI. Si vos revenus augmentent, vous pourrez transférer votre argent de votre CELI vers un REER et profiter d’une économie d’impôt.

    Si vous pensez que vos revenus à la retraite ne dépasseront pas les 30 000 $, le CELI est une bonne solution pour vous. Contrairement aux retraits d’un REER, les retraits d’un CELI ne sont pas imposables et ne compromettront donc pas votre accès aux aides et aux crédits basés sur les revenus lorsque vous serez à la retraite.

Pour en savoir plus sur l’épargne enregistrée, consultez la page Comparer le REER et le CELI - Cet hyperlien s’ouvrira dans une nouvelle fenêtre..

Votre avenir ne se prévoit pas, mais il se planifie

Discutez de vos projets de retraite avec votre conseiller. Il vous aidera à avoir une vision globale de votre retraite et vous établirez ensemble la meilleure stratégie à adopter pour aborder cette nouvelle étape de votre vie l’esprit serein.

Recommandé pour vous