5 pièges à éviter pour alimenter vos placements

Quand il est question d’investissement, toutes les raisons sont bonnes pour remettre à plus tard ce que l’on pourrait faire aujourd’hui! Il serait pourtant si facile de changer certains de nos comportements afin de mieux alimenter nos REER et nos CELI… et ainsi être en mesure de réaliser les projets qui nous tiennent à cœur.

Angela Iermieri, planificatrice financière au Mouvement Desjardins, connaît les pièges à éviter sur la route de l’épargne. En voici cinq qu’elle vous invite à contourner pour vous aider à faire fructifier vos placements.

1. Cotiser à la dernière minute

Vous faites partie de ceux et celles qui attendent au dernier moment pour souscrire à leur REER - Cet hyperlien s’ouvrira dans une nouvelle fenêtre.? En agissant de la sorte, vous sentirez parfois de la pression pour effectuer votre contribution et hésiterez peut-être devant les nombreuses possibilités qui s’offrent à vous. De plus, lors de la transaction, vous devez posséder le montant total que vous souhaitez verser, ce qui ne vous permet pas toujours d’investir autant que vous le voudriez. Heureusement, certaines avenues intéressantes s’offrent à vous.

N’attendez pas la date limite!

Vous savez qu’il y a une date limite à respecter pour que votre contribution REER soit déductible de votre revenu imposable d’une année donnée. Par exemple, pour 2020, votre contribution doit être faite avant le 1er mars 2021. Mais pourquoi attendre la cohue de la fin de février quand vous pouvez contribuer à tout moment et même étaler votre investissement dans le temps?

En faisant des dépôts durant toute l’année dans votre REER, vous accumulez rapidement des sommes à l’abri de l’impôt, les intérêts s’ajoutent régulièrement et vous maintenez une présence continue sur les marchés.

Investissez par versements automatiques

Vous pouvez enregistrer vous-même la somme et la fréquence de vos prélèvements et le reste se fait automatiquement. Par exemple, au lieu de débourser 1 500 $ d’un seul coup pour votre REER en février ou au tout début de mars, vous pourriez voir chaque semaine 30 $ passer directement de votre compte d’opérations ou de votre paie à votre régime enregistré d’épargne-retraite. Voilà une belle façon de gérer vos finances efficacement dans le tourbillon du quotidien!

En plus de vous simplifier la vie, les versements automatiques - Cet hyperlien s’ouvrira dans une nouvelle fenêtre. :

2. Attendre pour investir de gros montants

En prenant l’habitude d’épargner régulièrement de petits montants, vous amassez des fonds en vue de votre retraite, de l’achat d’une maison ou de tout autre projet sans trop vous en rendre compte. Si vous commencez à mettre de l’argent de côté dès votre entrée sur le marché du travail, vous vous donnez encore plus de latitude pour profiter de la vie comme vous le souhaitez, et ce, plus vite que vous pourriez le penser!

C’est mathématique! Plus vous cotisez tôt et régulièrement, plus votre épargne a le temps de fructifier. Voyez ci-dessous ce qu’une cotisation de 50 $ par semaine peut vous rapporter au fil des ans.

3. Utiliser un CELI comme s’il s’agissait d’un compte d’épargne

Contrairement à ce que laisse croire son nom, le compte d’épargne libre d’impôt (CELI) - Cet hyperlien s’ouvrira dans une nouvelle fenêtre. est avant tout un véhicule d’investissement qui vous permet de profiter de rendements non imposables. Vous en servir comme compte d’épargne, c’est bien pour vous constituer un coussin financier, mais pour vos projets à moyen ou à long terme, plusieurs produits de placement sont admissibles au CELI (Fonds et Portefeuilles Desjardins, placements garantis liés aux marchés, dépôts à terme, etc.). Vous pouvez ainsi aspirer à un potentiel de rendement satisfaisant.

Profitez des avantages du CELI!

  • Il fructifie à l’abri de l’impôt.
  • Il vous aide à atteindre vos objectifs d’épargne plus rapidement.
  • Il permet de diversifier votre portefeuille selon votre profil d’investisseur et de viser un rendement intéressant.

4. Se retirer des marchés boursiers lorsqu’ils bougent beaucoup

Personne n’apprécie les fluctuations boursières. La plupart des investisseurs commencent à avoir chaud lorsque les bourses jouent au yo-yo! C’est peut-être votre cas. Rassurez-vous, c’est tout à fait normal. Mais dites-vous bien que tout ce qui monte redescend… et que l’inverse est aussi vrai. En vous retirant du marché en période de volatilité élevée, vous risquez de nuire au rendement à long terme de vos placements.

Quelques faits importants à noter…

Vos émotions peuvent vous inciter à prendre de mauvaises décisions. En apprenant à les maîtriser, vous augmentez les chances d’atteindre les objectifs fixés.

Les marchés connaissent souvent leurs meilleures performances après les journées de baisses prononcées. Ne pas y investir durant celles-ci peut vous priver de gains substantiels. En maintenant le cap sur votre stratégie à long terme, vous êtes en meilleure position pour atteindre vos objectifs.

5. Ne pas respecter sa stratégie de placement

Comme vous le savez, derrière chaque portefeuille, il y a une stratégie de placement à long terme qui tient compte de vos objectifs, de votre profil d’investisseur et de votre degré de tolérance au risque.

Vous devez choisir vos placements en fonction de votre situation et de votre stratégie de placement et non pas de suggestions de parents ou de connaissances. Voici deux petits conseils à retenir pour votre bien et celui de votre portefeuille :

  • pensez à long terme et ne succombez pas à la tentation d’entrer ou de sortir des marchés à tout moment;
  • rappelez-vous qu’un portefeuille complexe n’est pas automatiquement plus diversifié et n’ajoute pas nécessairement de valeur à votre stratégie de placement.

Parler de placement avec votre conseiller, c’est gagnant!

Pour discuter de votre stratégie d’investissement, de véhicules de placement, de REER, de CELI, de l’approche à adopter en période de volatilité élevée ou de tout autre sujet lié à vos finances, contactez votre conseiller.

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