Changer des vies

Le Groupe TAQ a remporté la faveur du public dans la catégorie Entrepreneuriat des coups de cœur du Fonds du Grand Mouvement. Nous avons voulu savoir quelle incidence aura la contribution de 100 000 $ sur cette entreprise d’économie sociale, son personnel et sa communauté. Pour ce faire, nous nous sommes entretenus avec le directeur général ainsi qu’avec des employés et des partenaires de l’organisme à but non lucratif.

Du cœur à l’ouvrage

Depuis 40 ans, le Groupe TAQ offre des solutions de sous-traitance et des solutions postales à une foule d’entreprises tout en misant sur l’intégration socioprofessionnelle de personnes ayant des limitations fonctionnelles. Pour ajouter une corde à leur arc et accroître leur autonomie, le directeur général de l’organisme, Gabriel Tremblay, et ses acolytes ont eu le rêve de créer le projet Ma serre à moi. Une serre qui offrira fruits et légumes locaux aux gens de la région de Québec, et qui permettra de créer de nouveaux emplois à vocation sociale. Pour M. Tremblay, la contribution de 100 000 $, « c’est le premier geste concret » qui va leur permettre de faire l’acquisition d’un terrain pour leur projet. Selon lui, c’est une façon de se faire dire « ça vaut la peine de travailler dans ce projet-là ». Et il a de quoi se réjouir : l’ouverture de la serre est prévue pour le début 2022.

Humains au travail

« C’est certain que Desjardins a contribué à accroître notre notoriété », lance M. Tremblay, pour qui l’engagement social est une valeur primordiale. « Donner de la dignité, c’est extraordinaire. » Et ses employés le lui rendent bien. « Les gens restent longtemps chez nous. Ils sont attachés. »

Éliane Doré peut en témoigner. Celle qui travaille pour le Groupe TAQ comme manutentionnaire dans la zone alimentaire affirme sans ambages : « Quand j’ai trouvé mon emploi ici, c’est un peu comme si j’avais gagné le gros lot! » Il faut voir le visage d’Éliane s’illuminer lorsqu’elle parle de l’influence positive qu’ont sur elle ses employeurs et ses collègues : « C’est la première fois que j’ai autant de plaisir dans un travail. Ici, on est écoutés. Il y a beaucoup de personnes-ressources qu’on peut aller voir si on a des problèmes ».

Quand on lui demande comment elle et ses collègues ont réagi lorsqu’ils ont appris que le Groupe TAQ faisait partie des coups de cœur du Fonds du Grand Mouvement, Éliane ne cache pas sa fierté : « On l’a dit à tout notre entourage. On a vu qu’il y avait un écho et que ça permettait de faire connaître l’entreprise. » Elle est d’avis que d’autres projets comme celui du Groupe TAQ mériteraient de voir le jour ailleurs au Québec. « C’est sûr que s’il pouvait y en avoir un peu partout, ça serait le fun que d’autres gens puissent trouver un travail valorisant ».

De la famille à la communauté

L’oncle d’Éliane, Claude Doré, est directeur général adjoint du Festival d’été de Québec. Il avait vaguement entendu parler du Groupe TAQ avant de prendre contact avec eux. Il s’est vite reconnu dans les valeurs de l’organisme, fondées sur l’entraide et l’inclusion. C’est lui qui a encouragé Éliane à y faire un stage. La voix remplie d’émotion, il confie à quel point il est heureux que sa nièce ait trouvé un lieu de travail où elle se sent appréciée à sa juste valeur.

M. Doré ne tarit pas d’éloges à l’endroit du Groupe TAQ : « On a des leçons à apprendre d’eux… Il faudrait que ce genre d’initiative se répande au Québec ».

Engagé dans sa communauté, M. Doré a décidé de s’impliquer lui aussi dans le projet Ma serre à moi et dans la recherche de son financement. Il a constaté avec joie que Desjardins contribue aussi au projet. « Quand je vois que Desjardins s’embarque dans un projet comme TAQ, je suis fier de faire affaire avec une institution financière comme celle-là pour mes affaires personnelles et professionnelles. »

Propager l’espoir

M. Doré encourage les acteurs de la communauté à participer à leur tour dans des projets structurants. « J’ai fait part de mon engagement auprès de TAQ à mes collègues. Je les invite à s’impliquer socialement. Ce projet-là fait de l’inclusion à tous les niveaux », reconnaît-il, « tout le monde va profiter de ce succès-là ».

Tout comme sa nièce, il aimerait voir ce genre d’entreprises se multiplier à la grandeur de la province. Il souhaite aussi que les gouvernements les soutiennent, « comme Desjardins l’a fait pour le projet de la serre. J’en suis très reconnaissant. Moi comme sociétaire, je suis fier de ça », conclut l’homme, visiblement touché.

Recommandé pour vous