Cultiver la réussite de notre industrie agricole et agroalimentaire

Comment les propriétaires de ferme gèrent-ils la saisonnalité de leurs revenus? Comment composent-ils avec les caprices de mère Nature, à l’ère des changements climatiques? Est-ce qu’il suffit de diversifier la production pour déjouer l’imprévisible? Survol d’un secteur qui alimente notre économie ainsi que les gens d’ici.

L’industrie agricole nourrit l’économie

Le Québec compte plus de 27 300 entreprises agricoles réparties dans toutes les régions. Elles emploient quelque 55 400 personnes et totalisent un chiffre d’affaires de 9,1 milliards de dollars1. « L’agroalimentaire contribue à l’essor des régions et agit comme tissu social, observe Sylvain Morel, vice-président Marchés agricole et agroalimentaire chez Desjardins. Un grand nombre de quincailleries, d’électriciens et d’autres entrepreneurs locaux dépendent de ce secteur. »

Cultiver la richesse à long terme

Le modèle d’affaires particulier des entreprises agricoles nécessite beaucoup, beaucoup d’actifs et d’investissements pour générer des revenus. « Les terres et les bâtiments sont des actifs qui génèrent des revenus stables à long terme, explique Sylvain Morel. Il faut non seulement accorder des financements flexibles et à long terme, mais il faut aussi être hautement efficace avec chaque dollar de revenu en agriculture pour rentabiliser les opérations des fermes. »

C’est d’autant plus vrai qu’au Québec et au Canada, nous produisons des aliments de haute qualité, dans le respect de l’environnement, des normes exigeantes de salubrité des aliments, et en valorisant le mieux-être animal. « Nos agriculteurs, poursuit M. Morel, font tout cela en maintenant un coût des aliments intéressant pour les consommateurs. »

S’adapter en toute saison

Politiques internationales, variations des taux de change, fluctuation du prix des commodités, changements climatiques : bon nombre d’éléments qui influencent l’agriculture échappent au contrôle des entrepreneurs. « Les agriculteurs sont de bons gestionnaires qui s’adaptent rapidement, en investissant par exemple dans le drainage et dans l’irrigation de leurs terres, fait valoir Sylvain Morel. L’automatisation et l’agriculture de précision permettent aussi de s’adapter aux nouvelles réalités et de réduire le besoin intensif de main-d’œuvre. Cette agriculture plus technologique offre des emplois intéressants pour la main-d’œuvre familiale ou locale, ou encore pour les travailleurs étrangers. » L’appui des gouvernements joue également un rôle essentiel pour rivaliser avec les concurrents internationaux et pour encourager ces changements technologiques.

Desjardins : premier prêteur en financement agricole

En vue de mieux servir les très petites comme les très grandes entreprises agricoles, peu importe leur région, Desjardins emploie 200 professionnels du domaine, répartis en 11 équipes régionales, sans oublier une équipe provinciale vouée aux comptes majeurs. Les agriculteurs s’entourent de consultants dans le domaine de la nourriture pour animaux, de la culture des champs ou de l’équipement. De la même façon, les directeurs de comptes de Desjardins interviennent comme partenaires en financement.

Un accompagnement à toutes les étapes

Démarrage, croissance, acquisitions de terres ou de quotas, construction de bâtiments, transfert et relève : Desjardins accompagne les agriculteurs dans tous les cycles de vie de leur entreprise. « Chaque projet est analysé en fonction des filières intégrées de production, que ce soit dans le cadre d’une production sous contingentement ou de produits en compétition sur le marché international, souligne Sylvain Morel. Notre objectif est de bien appuyer les entreprises et de faire prospérer les familles en affaires. »

Réseau social d’entreprise pour favoriser le réseautage

Afin de faciliter le maillage entre entrepreneurs agricoles, les directeurs de comptes Desjardins ont recours à leur propre réseau social interne. « Disons qu’un membre souhaite construire une étable avec robots de traite : nous pouvons faire appel à nos collègues pour trouver d’autres agriculteurs qui l’ont déjà fait et ainsi solliciter leur avis, et même organiser une visite des lieux », illustre Sylvain Morel. Ce système encourage également le jumelage des divers maillons de la chaîne de valeur agricole et agroalimentaire, par exemple en mettant en contact un fabricant d’équipement spécialisé et un agriculteur, ou alors un producteur de grain, un meunier et un boulanger. « Si vous cherchez un fournisseur ou de nouveaux clients, il suffit de nous le demander! », lance le vice-président.

Soutenir la sécurité alimentaire du Québec

Depuis ses débuts, Desjardins appuie les agriculteurs de la province, non seulement pour contribuer à l’essor d’un moteur économique vital aux régions, mais également pour éviter que les Québécois et les Québécoises se retrouvent vulnérables face à des fournisseurs étrangers pour s’alimenter. « Protéger l’alimentation cultivée ici pour les gens d’ici, c’est s’assurer du contrôle de la qualité de notre nourriture », conclut M. Morel.