Des solutions pour atténuer l'écoanxiété

Incendies, inondations, sécheresses, ouragans : nombreux sont les exemples de phénomènes météorologiques qu’on voit quotidiennement dans l’actualité. Bien que ces changements se produisent en accéléré, il nous est possible d’adopter des stratégies gagnantes pour nous aider à calmer notre angoisse et à leur faire face.

Un adversaire qui joue dans la tête

Les sentiments de désespoir et d’impuissance face à l’avenir ont maintenant un nom : écoanxiété.

Dans un article publié par les Nations Unies, la psychothérapeute Charline Schmerber explique que la détresse provoquée par l’urgence climatique peut prendre toutes sortes de formes : colère, tristesse, peur, culpabilité, impuissance. Les personnes écoanxieuses sont éveillées et comprennent la gravité de la situation. Elles souffrent d’anxiété devant un problème planétaire. Elles ont donc une bonne raison d’essayer, par tous les moyens, de changer les choses en mieux.1

Des trucs pour apaiser l’écoanxiété

  • On se renseigne « à petite dose ». L’information sur les changements climatiques doit être une source de motivation, pas d’angoisse paralysante. Au besoin, on prend du recul.
  • On s’imprègne de la nature. On se promène au parc, en forêt, au bord de l’eau. On se souvient qu’on fait partie de quelque chose de plus grand que soi.
  • On crée des liens avec les autres humains. On est capable d’accomplir de belles choses quand on travaille en équipe. On collabore, on coopère; on veut faire partie de la solution.
  • On ne se culpabilise pas. On fait ce qu’on peut, et l’on ne s’alarme pas avec ce qu’on ne contrôle pas.

L’impact environnemental : un bon coup à la fois

Abordons la lutte contre les changements climatiques de la même façon.

Chaque petit geste écoresponsable compte. Il diminue notre stress et bâtit notre confiance. Il inspire notre entourage à en faire autant. Tout ça s’accumule et, avec le temps, fait évoluer les choses.

Au quotidien, on peut se questionner et prendre conscience de ses choix. « Quels gestes plus verts pourrais-je poser? », en voici quelques exemples :

  • Acheter des aliments en vrac, pour réduire l’emballage.
  • Privilégier les produits locaux plutôt que ceux qui ont fait le tour du monde par bateau ou par camion.
  • Magasiner ses vêtements dans une friperie plutôt que d’en acheter des neufs.
  • Demeurer près de son travail, de l’épicerie et des services dont on a besoin afin de réduire sa dépendance à la voiture.
  • Se déplacer à pied, à vélo, en métro ou en autobus plutôt qu’en voiture.
  • Conduire un véhicule électrique ou hybride plutôt qu’un modèle à essence - Cet hyperlien s’ouvrira dans une nouvelle fenêtre..
  • Louer un outil qu’on utilisera rarement plutôt que de l’acheter.
  • Privilégier les entreprises qui adhèrent aux principes du développement durable.

Changer le monde en investissant

En privilégiant des placements qui respectent les Principes pour l’investissement responsable (PRI) des Nations Unies, on fait travailler son argent pour le bien commun tout en générant du rendement.

Par exemple, les Fonds SociéTerre de Desjardins - Cet hyperlien s’ouvrira dans une nouvelle fenêtre. permettent d’investir dans des sociétés qui se préoccupent des enjeux selon les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). On ne peut pas prédire leur rendement… mais on s’assure que notre argent est placé dans des produits qui investissent dans des entreprises qui correspondent à nos valeurs.

En savoir plus sur l’investissement responsable - Cet hyperlien s’ouvrira dans une nouvelle fenêtre.

L’économie circulaire : pour arrêter de tourner en rond

Pour préserver nos précieuses ressources, on peut en consommer moins… et le faire de façon plus responsable.

Vouloir aller plus loin

Les modèles d’affaires plus linéaires favorisent l’extraction de ressources pour les transformer en quelque chose qu’on utilise, que l’on jette et qu’en fin de compte on remplace.

Les modèles reposant sur l’économie circulaire travaillent plutôt en « boucle » afin de limiter le gaspillage et de valoriser les résidus de production.

Ce faisant, on réduit l’empreinte environnementale; en voici quelques exemples :

  • Les cannettes d’aluminium consignées sont récupérées, fondues et redeviennent de nouvelles cannettes, et ce, à l’infini.
  • Des épiceries donnent leurs fruits et légumes trop mûrs à d’autres entreprises qui les cuisinent en confiture, en purée ou en biscuits.
  • Des entreprises d’économie sociale recueillent les vêtements, les meubles et les objets qui ne servent plus, puis les revendent à prix modique.
  • Les entreprises minières trient le minerai qu’elles extraient du sol. Plutôt que d’être mis de côté, les sous-produits de leur activité principale sont ainsi utilisés à d’autres fins.

Il est vrai que « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme », mais c’est à nous de choisir en quoi les choses se transforment. En déchets inutiles… ou en quelque chose de mieux?

Desjardins : leader du développement durable

Les petites victoires en matière d’écoresponsabilité font rarement les manchettes, mais elles existent. Partout au Québec, des entreprises s’efforcent de réduire leur empreinte écologique. C’est le cas de Desjardins, qui améliore continuellement sa Politique de développement durable - Cet hyperlien s’ouvrira dans une nouvelle fenêtre. depuis 2005. C’est ce qui a encouragé l’implantation de bonnes pratiques responsables - Cet hyperlien s’ouvrira dans une nouvelle fenêtre., comme :

  • mesurer la quantité de déchets et de matières recyclées et compostées en provenance des bâtiments;
  • réduire la consommation de papier, privilégier le papier recyclé et encourager le « zéro papier » en offrant aux membres et clients de consulter leurs relevés et leurs documents en ligne;
  • construire des bâtiments écoénergétiques qui répondent aux critères stricts des certifications environnementales comme LEED et BOMA Best;
  • choisir des fournisseurs en fonction de leur performance selon les critères ESG;
  • contribuer à des projets d’avenir, comme l’écosystème de laboratoires d’accélération en économie circulaire - Lien externe au site. Cet hyperlien s’ouvrira dans une nouvelle fenêtre. (ELEC), en partenariat avec l’École de technologie supérieure (ÉTS).

Il n’est jamais trop tard pour faire mieux. Plutôt que de se laisser abattre par l’écoanxiété, faites en sorte qu’elle devienne une motivation pour faire des choix plus verts.

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