Choisir son courtier en valeurs mobilières


Le courtier en valeurs mobilières est la porte d'accès aux marchés boursiers. Il est donc en mesure de vous aider à atteindre vos objectifs.

Par Gilles Drouin | Journaliste

Investir dans les titres négociés en bourse, directement ou par l'intermédiaire de fonds communs, demeure un élément essentiel à une bonne répartition de votre actif et à la croissance à long terme de votre patrimoine financier.

Le courtier en valeurs mobilières est la porte d'accès aux marchés boursiers. Il est donc en mesure de vous aider à atteindre vos objectifs. Encore faut-il bien le choisir et comprendre son rôle. Voici quelques pistes de réflexion.

Plein exercice ou escompte ?

Avec un courtier à escompte :

  • Vous êtes le seul et unique responsable de la gestion de votre portefeuille, ce qui implique la sélection des placements et la prise de décision de vendre ou d'acheter un titre.
  • Le courtage à escompte nécessite donc une connaissance approfondie des marchés boursiers, une bonne capacité à comprendre des prospectus de fonds communs de placement et de fonds négociés en bourse ainsi que les rapports annuels de compagnie.
  • Il faut du temps, beaucoup de temps, et une certaine passion pour la chose financière.

Avec un courtier de plein exercice :

  • Vous obtenez le soutien et les conseils d'un professionnel. Généralement, ce conseiller s'appuie sur un service de recherche qui repère les titres d'entreprises les plus attrayants ainsi que les fonds communs de placement qui se démarquent. 
  • Certains peuvent effectuer leur propre analyse et en faire profiter leur clientèle.
  • Pour la très grande majorité des gens, il est préférable de choisir un courtier de plein exercice. Les frais de transaction sont plus élevés, mais ils comprennent un service-conseil. À chacun de faire en sorte que ce service soit à la hauteur de ses attentes.

À quoi s'attendre ?
Le courtier en valeurs mobilières, qu'il soit à escompte (exemple: Disnat) ou de plein exercice (exemple: Valeurs mobilières Desjardins), est une entreprise. La personne que vous rencontrez et avec laquelle vous ferez affaire chez le courtier de plein exercice est un représentant de cette entreprise. Que peut faire pour vous ce représentant dans le cas d'un courtier de plein exercice ?

Son premier rôle est de vous aider à bâtir un portefeuille de placements qui correspond à votre situation en vue d'atteindre des objectifs réalistes (la prochaine chronique sera consacrée au réalisme...).

Sa première obligation est de bien vous connaître. Il devrait donc vous poser une foule de questions afin de bien cerner l'investisseur que vous êtes et non celui que vous croyez être.

Un bon représentant devrait être en mesure de vous expliquer pourquoi le titre (principalement des actions, des fonds communs et des obligations) qu'il vous suggère d'acheter convient bien à votre stratégie de placement. Il devrait pouvoir vous décrire de façon simple les activités de cette entreprise, sa situation financière et ses perspectives de croissance, de même que les risques associés à ce placement. De la même façon, le représentant devrait vous expliquer pourquoi il est temps de vendre un titre que vous détenez déjà.

Ce qu'il ne fera pas
Le représentant ne peut pas garantir le rendement que donneront les marchés. Si un courtier vous garantit 15 %, 20 % ou 25 % de rendement annuel, posez-vous de sérieuses questions sur son intégrité ou, à tout le moins, sur son manque de sérieux.

Le représentant n'est pas infaillible. Ne lui demandez pas de vous proposer des placements qui donneront toujours un rendement excitant. Dans le domaine boursier, il faut considérer davantage l'ensemble du portefeuille, le rendement global. Il y aura toujours des titres qui vont perdre de la valeur, d'autres vont stagner et d'autres vont afficher un excellent rendement.

En définitive, il faut voir le représentant comme un conseiller qui vous aidera à atteindre vos objectifs financiers. Il sera aussi précieux dans le contrôle de vos émotions lors des périodes de baisse marquée des marchés boursiers comme lors des périodes euphoriques. Prenez le temps de choisir un représentant en qui vous aurez pleinement confiance et qui saura vous mettre à l'aise.

4 questions à poser au courtier

  1. Est-il inscrit auprès de l'Autorité des marchés financiers ?
  2. Quelle est sa formation et quelle est son expérience ?
  3. Quelle est son approche en matière d'investissement ?
  4. Comment est-il rémunéré ?

Inscrit ou non ?
Même si le représentant est associé à une institution financière reconnue, il est normal de s'assurer qu'il détient bien tous les permis nécessaires pour exercer. Pour ce faire, contacter l'Autorité des marchés financiers au 514- 395-0337 (Montréal) ou au 418-525-0337 (Québec) ou au 1 877 525-0337 (province), un agent d'information répondra à votre demande. Il pourra aussi vous indiquer si le courtier fait l'objet d'accusation ou s'il a déjà écopé de sanctions pénales.

7 points à clarifier avant la rencontre

  1. Pourquoi voulez-vous vraiment faire affaire avec un courtier de plein exercice ?
  2. Quels sont vos objectifs financiers en général ?
  3. Quelles sont vos attentes avec un courtier de plein exercice ?
  4. Quel est votre votre bilan financier, en particulier votre portefeuille de placements ?
  5. Quelle part de votre portefeuille voulez-vous confier au courtier ?
  6. Quelle est votre tolérance au risque, la vraie ?
  7. Quelles sont vos connaissances des marchés financiers ?

Consulter le site Web de l'Autorité des marchés financiers, vous y trouverez plusieurs documents expliquant le monde du placement (www.lautorite.qc.ca).

Tous les articles

La fonction Commenter n’est pas disponible pour le moment.
Merci de votre compréhension.

Partagez ce billet