Retourner aux études : mission possible !


Étudier est, dans la plupart des cas, un bon investissement, sur le plan tant financier qu'humain.

Marie-Christine Daignault | Mouvement Desjardins

Texte mis à jour le 10 janvier 2019

Ce n'est pas si simple de retourner sur les bancs d'école quand on a des responsabilités financières. Mais c'est un projet qui s'avère généralement un investissement payant dans le temps. À condition, évidemment, de bien planifier ses affaires !

Pour financer un retour aux études, plusieurs avenues s'offrent aux futurs étudiants.

1. Profiter de ses économies
La souplesse du compte d'épargne libre d'impôt (CELI) en fait l'outil d'épargne numéro 1 quand vient le temps de planifier un projet important comme celui-là puisqu'il permet de faire fructifier jusqu'à 6 000 $ par année à l'abri de l'impôt.

Vous n'avez pas CELI ? Qu'à cela ne tienne, vous pouvez toujours étudier grâce à votre épargne-retraite ! En effet, moins connu que le Régime d'accession à la propriété (RAP), le Régime d'encouragement à l'éducation permanente (REEP) facilite le retour aux études.

Le REEP permet de retirer jusqu'à 20 000 $ de ses REER sans payer d'impôt pour financer une formation ou des études à temps plein. Le conjoint peut également retirer un maximum de 20 000 $ de ses REER. Ainsi, l'étudiant pourra cumuler une somme maximale de 40 000 $. Attention ! N'oubliez pas de planifier qu'un délai de 10 ans pour rembourser la somme retirée est prescrit. Au fond, c'est comme vous accorder à vous-même un emprunt sur 10 ans, sans intérêts.

2. Concilier le travail et les études
Tranquillement, mais sûrement vaut parfois mieux que rien du tout. Les études à temps partiel ont le net avantage de réduire le stress financier. Par contre, la gestion du temps devient un enjeu important.

Certains employeurs acceptent d'aider leurs employés dans la réalisation de ce genre de projet personnel en réduisant temporairement le nombre d'heures travaillées par semaine ou en autorisant des horaires plus flexibles ou un congé en traitement différé. Si ce n'est pas possible, pourquoi ne pas envisager une formation à distance ?

3. Bénéficier de l'aide financière
Même si les prêts et bourses gouvernementaux comptent de nombreux avantages, cette forme d'aide financière correspond rarement à la réalité d'une personne qui effectue un retour aux études. Entre autres, le calcul des sommes admissibles tient compte du revenu du conjoint et est toujours basé sur l'année précédente.

Toutefois, il existe une panoplie de bourses et d'aides privées en éducation offertes par des entreprises, des fondations ou des maisons d'enseignement. C'est le cas notamment de la Fondation Desjardins, qui est reconnue comme l'organisme sans but lucratif qui offre le plus de bourses universitaires au Québec.

4. Emprunter
Étudier est, dans la plupart des cas, un bon investissement, sur le plan tant financier qu'humain. Mais s'endetter pour retourner en classe est une décision qui mérite réflexion. Pourquoi ne pas vous asseoir avec votre planificateur financier afin d'évaluer les solutions qui correspondent le mieux à votre réalité ? 

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Commentaires publiés (2)

Marc-André Beaulieu / 20 août 2014 14h45
Bonjour, je crois que l'information partagée au niveau du plafond par étudiant de 40,000$ est erronée. La participation maximale par étudiant est de 20,000$. Celui-ci peut être une combinaison de montants de l'étudiant(e) et du/de la conjoint(e) mais ne peut pas excéder la limite de participation de 20,000$. Voir ce document : http://www.cra-arc.gc.ca/F/pub/tg/rc4112/rc4112-13f.pdf

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