3 pièges à éviter comme investisseur autonome


Pour affronter seul les montagnes boursières, il vaut mieux
parfois s’accompagner d’un bon guide expérimenté.

Nicolas Mesly | Journaliste

L'envie de négocier à la bourse vous démange, mais vous n'avez pas envie de payer des commissions de courtage élevées? L'investissement autonome peut être une bonne option. Mais, pour affronter seul les montagnes boursières, il vaut mieux parfois s'accompagner d'un bon guide expérimenté.
 
Steve Deschenes arpente les bourses du monde, Nasdaq, NYSE, TSX, LSE depuis plus de 20 ans. Portefeuilliste de Disnat GPS chez Desjardins Courtage en ligne, ce dernier a appris à connaître les pièges qui parsèment la montée vers les sommets et à amortir les inévitables chutes.

 « Depuis la Deuxième Guerre mondiale, le marché boursier a plombé une dizaine de fois. Pour certains investisseurs, ça peut prendre une décennie et même plus avant de se remettre debout. D'autres jurent de ne plus jamais tenter l'aventure », explique celui qui donne de 20 à 30 conférences par année sur le fonctionnement du marché boursier.  

Voici 3 recommandations à l'intention des investisseurs, novices ou expérimentés, pour éviter de tomber dans les pièges qui risquent de se présenter sur le sentier.

1. Méfiez-vous du beau-frère
Méfiez-vous des histoires trop belles pour être vraies, recommande d'emblée Steve Deschenes. Bien des gens ont acheté à fort prix des actions de Nortel sur la recommandation d'un beau-frère, pour s'en mordre les doigts ensuite, rappelle-t-il.

Des dizaines d'investissements catastrophiques peuvent être évités en faisant preuve de « gros bon sens ». Il cite l'exemple d'une compagnie québécoise, qui promettait des retours d'investissement mirobolants sur un jeu et qui s'est avéré un feu de paille.

Plutôt que de parier, l'investisseur autonome doit avoir une stratégie de joueur d'échecs, un jeu qui ne laisse rien au hasard.

2. Oubliez les coups de circuit
Il vaut mieux opter pour des valeurs sûres et chercher à obtenir des rendements annuels de 7 % à 10 % que de tenter des coups de circuit. Parmi les valeurs solides, M. Deschenes recommande, par exemple, d'investir dans le secteur de l'alimentation, parce que « les gens auront toujours besoin de manger » et parce que 3 solides compagnies sont actives dans ce champ précis : Métro, Loblaws et Sobeys.

« Si les actions de Métro reculent de 20 %, c'est probablement par malchance », dit-il. Autre secteur intéressant, celui de la santé, en particulier avec le vieillissement de la population. Au Canada, ce domaine relève beaucoup de l'État, mais plusieurs multinationales, telles Johnson & Johnson ou Norvatis, tirent bien leur épingle du jeu.

3. Ne sous-estimez pas la force de vos émotions
Savoir retirer ses billes est aussi important que de savoir quand acheter, insiste M. Deschenes. Il faut suivre l'évolution de ses titres de façon rationnelle et faire abstraction d'une très mauvaise conseillère : l'émotivité.

« Un jour, il achète une Ferrari, le lendemain la même voiture est une minoune », explique notre expert. Il faut aussi parfois se résigner à subir une perte sur un titre qui ne rebondira peut-être jamais pour se rattraper plus rapidement sur un autre titre plus prometteur.

Des centaines d'investisseurs autonomes suivent les traces de M. Deschenes dans 4 types de portefeuilles :
1) avec obligations
2) d'actions canadiennes
3) d'actions mondiales
4) à hauts revenus

Ils effectuent en moyenne 12 transactions par portefeuille par année.

Découvrez les dates des webinaires gratuits et des prochaines conférences de Steve Deschesnes.

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