Pourquoi les petites entreprises doivent être en ligne ?


Près de 50% des entreprises de moins de 20 employés n'ont
toujours pas de site Internet en 2015.

Annie Bourque | Journaliste

Huit personnes sur 10 se tournent vers Internet pour trouver une entreprise, comme un plombier, un fleuriste ou un salon de coiffure. Pourtant, en 2015, encore 50% des entreprises de moins de 20 employés n’ont pas de site Internet.

En délaissant les pages jaunes, plusieurs entrepreneurs ont opté pour la création d’une page Facebook avec l’espoir de voir grimper le nombre de leurs adeptes. « Une erreur », selon l’expert du Web François Charron.

Car Facebook ou Twitter ne devraient pas être les premiers moyens pour communiquer, attirer ou fidéliser une clientèle. « On le fera davantage grâce à un site, une boutique ou une infolettre envoyée à nos clients. »

Les réseaux sociaux comme Facebook sont un endroit idéal pour que les gens parlent de votre entreprise. Et, avant d’acheter, 67% des Québécois seront influencés par les commentaires des autres…

Depuis 2012, François Charron sillonne le Québec pour brancher les PME. C’est un défi stimulant. En 2015, près de 50% des entreprises de moins de 20 employés n’ont pas encore de site Internet. « Pourtant, ce n’est pas cher ni compliqué. »

3 ingrédients gagnants pour créer un site Web sans se ruiner

Créer le contenu d’une page de son site Internet commence par la désignation d’un mot clé parlant, comme « plombier 24 heures », facilement repérable sur Google.

Par la suite, 3 ingrédients composent la recette gagnante : « Un texte d’au moins 300 mots, de belles images et, idéalement, une vidéo », insiste le conférencier.

M. Charron recommande, selon ses moyens, d’investir dans les services d’un photographe, d’un rédacteur ou d’un réviseur qui vont améliorer la qualité des textes et des photos.

Démarrer sa boutique en ligne simplement

À l’heure actuelle, 88% des entreprises québécoises sont absentes du commerce en ligne. Pourtant, les Québécois dépensent chaque année 7 milliards sur le Web, mais à peine 1$ sur 4$ est dépensé au Québec.

Dans ses formations offertes dans les services aux entreprises des commissions scolaires du Québec, François Charron démythifie la complexité d’une boutique en ligne, qui est avant tout un catalogue avec des fichiers et des produits. « C’est facile : il suffit d’un logiciel, un système de paiement en ligne. »

L’essayer, c’est l’adopter!

Une présence sur le Web contribue à la réussite des entrepreneurs. « En cette période plus difficile sur le plan économique, c’est un joker de plus dans leur jeu de cartes », note François.

Dans sa conférence, il donne l’exemple d’une entreprise de Mont-Laurier, Bedaines et coccinelles, qui a vendu des habits de neige… en Russie.

Un autre exemple? Un commerçant de meubles a constaté un plus grand achalandage dans son magasin. Des gens se sont déplacés après avoir vu l’inventaire de sa boutique en ligne.`/p>

« Il ne faut pas oublier cette statistique importante : 69% des internautes vont chercher à voir, à essayer et à toucher la marchandise dans un magasin. Le mot acheter n’est pas dans la liste », observe avec justesse François Charron.

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