Capital de développement et capital de risque: pour y voir clair


L'entrepreneur qui a besoin de capitaux additionnels pour des projets de croissance pourra faire appel à du financement non traditionnel.

Daniel Fortier | Mouvement Desjardins

Lorsque les sources traditionnelles de crédit bancaire sont épuisées, les entreprises peuvent se tourner vers du financement complémentaire offert par un investisseur non traditionnel. Voici quelques pistes de réflexion pour y voir un peu plus clair.

La principale source de financement externe pour une entreprise provient des institutions financières. Ces dernières fournissent du capital à l'entreprise sous forme de prêts garantis accordés en fonction de la valeur de l'actif tangible offert en garantie par l'entreprise (inventaire, équipements, véhicules, biens immobiliers, etc.).

Cette source de financement atteint évidemment un maximum de la valeur d'emprunt. Au-delà de cette valeur d'emprunt, certaines institutions financières vont également offrir un financement basé sur la capacité de remboursement, un prêt sur capacité d'autofinancement, qu'on appelle, dans le jargon bancaire, « prêt sur cashflow ».

Ce type de prêt atteint lui aussi rapidement un niveau maximal lorsque certains paramètres de crédit sont satisfaits. Lorsque ces deux sources de crédit bancaire sont épuisées, l'entreprise peut avoir recours à du financement complémentaire offert par un investisseur non traditionnel.

Financement complémentaire : se tourner vers le capital de développement ou le capital de risque

L'entrepreneur qui a besoin de capitaux additionnels pourra faire appel à du financement non traditionnel, sous forme soit de dette subordonnée soit de capital-actions. Lorsque ce type de financement est accordé à une entreprise qui n'a pas encore atteint le seuil de rentabilité, on désigne ce mode de financement par « capital de risque ». Lorsque l'entreprise a atteint et dépassé le seuil de rentabilité, on parle alors de « capital de développement ».

Puisque ces formes de financement sous-entendent l'acceptation d'un risque plus élevé de la part d'un investisseur non traditionnel que de la part des institutions financières en raison de l'absence de garantie, le rendement exigé sera plus élevé.

Le profil de l'entrepreneur recherché
Il est clair que l'entrepreneur à la recherche du capital-actions doit être à l'aise avec la notion de partenariat et que son nouvel investisseur devient un associé d'affaires. En conséquence, l'entrepreneur doit accepter de céder une partie de son entreprise. Il doit également voir d'un bon œil l'instauration d'une gouvernance avec la venue d'un comité consultatif ou d'un conseil d'administration adapté à la taille de son organisation.

Ces deux formes de gouvernance ont pour but d'aider l'entrepreneur à prendre du recul et à élargir le cercle de ses conseillers afin de faire bénéficier toute son organisation des bienfaits d'une pensée stratégique et plus à long terme. De plus, l'entrepreneur et son nouveau partenaire investisseur se doivent de partager la même vision et les mêmes valeurs.

L'entrepreneur qui recherche un financement sous forme de dette subordonnée n'aura pas à céder une partie de son entreprise au nouvel investisseur. Toutefois, il doit envisager la relation avec son investisseur comme avec un associé.

Le type de projet recherché
Capital régional et coopératif Desjardins (CRCD) est un fonds d'investissement public géré par Desjardins Entreprises Capital régional et coopératif. CRCD contribue au développement économique du Québec en offrant à la fois du capital de développement et du capital de risque. Il peut offrir du financement allant de 200 000$ jusqu'à 50 M$ pour des projets d'entreprises tels que :

  • acquisition et fusion
  • expansion et modernisation
  • transfert d'entreprise
  • innovations
  • amélioration du fonds de roulement

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