Comment devenir le «boss» de la dépense intelligente


Parfois, mieux dépenser amène aussi à moins dépenser. À condition d'avoir un plan... et de le suivre!

Marie-Christine Daignault | Mouvement Desjardins

Les occasions de dépenser sont faciles et nombreuses. Certains achats sont nécessaires, d'autres, disons, un peu moins... Il reste qu'il y a toujours moyen de se faire plaisir sans faire souffrir son portefeuille. Comment concilier tout ça ?

D'abord, il y a les dépenses obligées : loyer, auto, assurances, épicerie, vêtements, etc.

Ensuite, il y a les petits luxes : sorties, loisirs, voyages, magazines, musique, etc.

Finalement, il y a les « ??? » : le dîner au resto alors que le frigo est plein, la 28e paire de souliers, la chemise cool qui gardera son étiquette à vie, etc.

Évidemment, dans le rayon des achats impulsifs, la 3e catégorie trône en grande championne pour mettre du trouble dans le budget. 

Parce que c'est tellement facile de se laisser tenter, voici 3 règles simples pour mieux dépenser son argent.

Règle no 1 : reconnaître les achats qui ont vraiment de la valeur
Rien de plus facile que d'acheter sans trop y réfléchir. Un ciné par ici, un vêtement en solde par là et, pourquoi pas, un petit dîner au resto. On sort la carte et hop ! C'est fait. En moyenne, on parle de 300 $ et plus par mois pour des articles voulus sans en avoir besoin*. 

Mais, étrangement, la satisfaction obtenue pour certaines de ces dépenses spontanées laisse aussi un arrière-goût de regret : « Pourquoi ai-je acheté ça ? » diront plusieurs en arrivant à la maison.

L'objectif : connaître les achats sans arrière-goût ou, autrement dit, apprendre à distinguer les dépenses qui ont vraiment de la valeur ajoutée dans notre vie. Ici, il ne s'agit pas de mesurer l'utilité de l'achat, mais le degré de satisfaction qu'il génère. 

Règle no 2 : élaborer un plan de dépenses intelligentes
Environ 40 % des consommateurs avouent avoir déjà acheté des articles qu'ils n'utiliseront jamais*. Savoir déterminer ce genre d'achats « regrettables » est la base pour bâtir un plan de dépenses intelligentes. 

Le plan doit :
a. Nommer les bonnes et les moins bonnes dépenses. 
b. Lister par priorité les dépenses à encadrer et celles à éliminer.
c. Élaborer des stratégies concrètes pour rendre le plan réaliste et motivant.
d. Prioriser les actions à prendre. Attention ! Vouloir tout changer d'un coup est une erreur fréquente. Commencez par les évidences. 

L'objectif : éliminer peu à peu les dépenses à faible valeur et encadrer les dépenses à valeur ajoutée. 

Règle no 3 : assumer ses choix et s'y tenir
C'est la partie la plus difficile! Il n'en tient qu'à vous de vous donner les moyens de respecter vos choix au quotidien : petits mots d'encouragements par texto, mémo sur le frigo, photo du projet dans le portefeuille... 

Le meilleur dans tout ça ? Mine de rien, mieux dépenser amène aussi à moins dépenser. À condition de respecter son plan. 

C'est simple et difficile, mais, finalement, plutôt payant. Prêt à essayer ?

*Rapport BMO la psychologie des dépense menée par Pollara 



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