Paperasse en cas d'accrochage : soyez préparés !


S'il s'agit d'un accident mineur, le constat à l'amiable demeure le meilleur moyen de vous assurer de recueillir tous les renseignements nécessaires.

Emmanuelle Bertrand | Journaliste

Quand un accrochage survient, on peut rapidement devenir émotif. Il est bon d'être prévoyant en sachant d'avance quels renseignements sont nécessaires et en connaissant les petits gestes qui faciliteront le processus de réclamation à vos assurances.

Mieux vaut prévenir...
  • Toujours avoir un constat à l'amiable - et un crayon - dans le coffre à gants du véhicule.
  • Toujours avoir vos permis de conduire, certificat d'immatriculation et preuve d'assurance à portée de main. 
  • Remplir les sections du constat relatives à ces documents.
Dans le feu de l'action, à la suite d'un accrochage, « le premier réflexe devrait toujours être de penser à l'humain avant de penser aux dommages matériels », rappelle Mélissa Corriveau, directrice, Conseils techniques, Indemnisation (Québec), chez Desjardins Assurances générales. Un court moment de recul et quelques bonnes respirations devraient vous aider à garder votre calme. 

Le constat à l'amiable : une valeur sûre

S'il s'agit d'un accident mineur, le constat à l'amiable demeure le meilleur moyen de vous assurer de recueillir tous les renseignements nécessaires et son utilisation facilite la procédure de réclamation d'assurance. 

Certains assureurs, dont Desjardins, fournissent à leurs clients un constat personnalisé ou un outil de prise de notes en cas d'accident. 

Si toutefois vous ne disposez pas d'un constat à l'amiable, pensez à prendre un cliché ou des notes des preuves nécessaires, si possible.

Renseignements à recueillir

Selon notre experte, voici les pièces essentielles à obtenir des conducteurs impliqués :
  • Permis de conduire 
  • Preuve d'assurance
  • Certificat d'immatriculation
  • Numéro de téléphone
Lorsqu'il y a plus de deux véhicules impliqués : assurez-vous aussi de noter les coordonnées des autres conducteurs.

Pensez à noter l'endroit où a eu lieu l'accrochage : une adresse ou le coin de rue peuvent aussi être pris en photo. Ces renseignements aideront à établir le degré de responsabilité de chaque conducteur impliqué selon les barèmes établis.

Il est utile, quoique non nécessaire, de prendre en note les dommages observés sur les véhicules, de photographier les lieux de l'accident ou d'en faire un croquis. Si votre véhicule doit être remorqué, demandez à quel endroit.

Quand appeler la police ?
  • Lorsqu'une personne est blessée : obtenir un rapport de la police facilite notamment le recours aux services de la Société de l'assurance automobile du Québec pour les personnes blessées.
  • Lors d'un délit de fuite : pensez à noter les heures des événements (arrivée sur les lieux, accident), les marque et numéro d'immatriculation des voitures stationnées près de la vôtre, et tout autre détail qui pourrait aider à retrouver la personne en délit.
  • Lorsque l'accident a lieu à l'extérieur du Québec : « Les lois et règlements peuvent être très différents d'une province à l'autre et surtout d'un État à l'autre aux États-Unis, prévient Mme Corriveau. Les risques de poursuite envers les assurés sont très élevés, tant pour les dommages matériels que pour les blessures corporelles. N'hésitez pas à prendre des photos du véhicule du tiers et des dommages causés. »
Lors de cas plus complexes, il peut donc être avantageux de faire venir les services d'urgence. Notez que le délai de réception du rapport de police par l'assureur est très variable, allant de quelques jours à quelques semaines.

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