Pourquoi souscrire à une assurance invalidité?


Lorsque vous devenez invalide, non seulement les revenus cessent, mais les dépenses mensuelles se maintiennent et s’alourdissent de nouvelles factures.

Caroline Arbour | journaliste

Environ le tiers des Canadiens traverseront au moins une période d'invalidité de 90 jours ou plus avant l'âge de 65 ans*. Puisque l'offre de produits abonde sur le marché, voici quelques faits à connaître au sujet de l'assurance invalidité susceptibles d'éclairer votre processus décisionnel.

Qu'est-ce qu'une invalidité ?
Une personne est qualifiée d'invalide lorsqu'elle n'est plus apte à mener sa vie professionnelle ou à gagner un revenu. 

Ce genre de situation est toujours inattendu. L'invalidité peut survenir de façon soudaine, après un accident de voiture ou de sport ou une crise cardiaque par exemple, ou s'installer au cours d'une maladie chronique ou dégénérative, comme un cancer, une dépression, la sclérose en plaques.

Lorsque vous devenez invalide - donc inapte à travailler et à subvenir à vos besoins -, non seulement les revenus cessent, mais les dépenses mensuelles se maintiennent et s'alourdissent de nouvelles factures (soins de santé, équipement, adaptation d'un domicile, etc.).

Qu'est-ce que l'assurance invalidité ?
Aussi connue sous le nom d'assurance salaire, l'assurance invalidité permet à une personne qui doit affronter cette réalité de toucher des prestations d'assurance. 

Les prestations remplacent une partie du revenu habituel, soit entre 60 % et 85 % dans la majorité des cas, et sont versées au bénéficiaire pour une période prédéterminée. Ces sommes permettent à l'assuré de maintenir un certain niveau de vie et l'aident à faire face aux répercussions financières que peuvent occasionner une maladie ou des blessures.

L'assurance collective : pour les employés et les membres d'une association
Elle est offerte aux employés d'une même entreprise ou aux membres d'une association. Les primes sont généralement partagées entre l'employeur et l'employé. 

  • La couverture cesse dès que l'employé quitte ou perd son emploi. 
  • Les prestations versées au bénéficiaire sont imposables.
  • Cette couverture d'assurance n'est pas toujours offerte au sein des plus petites entreprises. Il importe de s'informer des détails de sa couverture d'assurances auprès de son employeur, de son syndicat ou de son association. 
L'assurance individuelle : pour les travailleurs autonomes et les entrepreneurs
Elle est offerte généralement aux travailleurs autonomes et aux propriétaires d'entreprise - puisqu'ils ne bénéficient pas d'autres filets de sécurité en cas d'invalidité - et aux employés qui souhaitent une couverture personnelle. 

  • La couverture demeure en vigueur même si vous changez d'emploi ou si vous quittez une association.
  • Les prestations versées aux bénéficiaires ne sont pas imposables.
  • La protection est personnalisée et mieux adaptée aux besoins individuels.

Pourquoi souscrire tôt ?
Tout le monde n'est pas admissible à une assurance invalidité. Le coût de la police - et la décision de l'émettre ou non - dépend de plusieurs facteurs et des risques qui y sont associés, comme l'âge, l'état de santé et le type d'emploi. Ainsi, si vous êtes jeune et en santé et que vous occupez un emploi stable, vous augmentez vos chances d'être couvert et de payer une prime moins élevée.

Pour en savoir plus, prenez rendez-vous avec un conseiller en sécurité financière ou consultez les sites de l'Agence de la consommation en matière financière du Canada ou le guide de l'assurance invalidité produit par l'Association canadienne des compagnies d'assurances de personnes.

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* Donnée de l'Association canadienne des compagnies d'assurances de personnes.

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Commentaires publiés (4)

Denis Roberge / 16 mars 2016 21h36
Méfiez vous,il y a beaucoup d'exemption et souvent suivie de harcèlement de la part de l'assureur
Josée Cardinal / 16 mars 2016 17h03
Pour ma part je conseille fortement une assurance invalidité ou décès sur une hypothèque. Je vis présentement des ennuis de santé physique important, nous avions l'assurance invalidité sur l'hypothèque un peu plus cher voir près de 2% mais ça n'a pas de prix quand il arrive malheur dans notre vie. Par contre je dois aviser les gens d'être à leur affaire car on a voulu m'en passer des petites vite....trop long à expliquer mais bon malgré mon état à ce moment là j'ai du me battre pour faire respecter notre contrat d'assurance! Mais bon preuve en main, dossier impeccable et pleine transparence aura fait en sorte de recevoir un remboursement équitable à notre contrat ainsi que ma condition. Une bonne copine à moi et son conjoint ont dit non et ils le regrette maintenant. Pensez-y bien avant de dire non car voilà 20 ans j'ai dit oui et elle me le rend aujourd'hui !!!
Eric / 16 mars 2016 14h58
Vous devriez préciser vos exclusions en cas d'invalidité partielle. Par exemple, ayant souscrit à une assurance hypothèque - vie et invalidité, un accident grave au genou qui me permettait de travailler à temps partiel/minimum, m'a placé dans la catégorie "invalidité partielle, donc sans bénéfices". J'ai eu à payer mon hypothèque pendant ma convalescence -- bien que j'avais payé mes primes d'assurance. Les invalidités complètes ne sont pas la norme et pour bien des travailleurs autonomes ou cadres supérieurs, on doit travailler si l'invalidité le permet ... on peut pas se permettre de faire autrement.

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