Le marketing numérique à la portée des PME


Au Québec, le marketing numérique est grandement sous-utilisé.

Nicolas Mesly| journaliste

Avec la naissance d'une planète numérique, l'exploitation des données est au XXIe siècle ce que les champs pétrolifères étaient au cours du siècle dernier. Les entreprises du Québec suivent-elles la vague ?

« Au Québec, le marketing numérique est grandement sous-utilisé », croit James Eaves, professeur associé à la Faculté des sciences de l'administration de l'Université Laval. Selon lui, les dirigeants d'entreprises québécoises profiteraient grandement des outils disponibles sur le Web - largement utilisés par les entreprises en démarrage - pour repérer des occasions d'affaires, de nouveaux clients et de nouveaux canaux de distribution de leurs produits.  

Mieux connaître ses consommateurs
Le nouveau champ d'étude des milliards de données générées par une quantité industrielle de gadgets électroniques, communément appelé Big Data, va permettre aux entreprises de faire un profilage sans précédent des consommateurs, en recoupant des informations qui, a priori, n'ont rien à voir entre elles.

L'expert suggère aux entrepreneurs de miser sur des outils qui génèrent des données utiles. Par exemple, Facebook et une panoplie d'outils, dont Google AdWords, permettent de générer des données, de mesurer l'intérêt de leur clientèle, de faire du profilage et, même, d'anticiper le besoin des consommateurs. 

Selon lui, la demande pour des développeurs d'algorithmes capables de transformer les données en information utile et mesurable aux compagnies se chiffre à plus de 200 000 emplois, seulement aux États-Unis. La venue de robots intelligents va aussi révolutionner le monde des affaires, prédit-il, mais ce n'est pas pour demain matin. 

Raconter une histoire... son histoire !
Quand un consommateur achète un ordinateur Apple ou une moto Harley Davidson, il achète certes un produit, mais aussi l'histoire du produit. Les compagnies qui émergent ont changé ou adapté leur histoire au nouvel univers numérique. « Prenons le nouvel acquéreur de Star Wars, il ne vend pas seulement un scénario éprouvé et moussé par une campagne publicitaire numérique, mais il vend plus de produits dérivés que le film lui-même ! », dit M. Eaves.

Selon lui, presque n'importe quel produit peut se vendre, à condition d'avoir une bonne histoire... et de bien la diffuser. 

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