Profession : avocats et... entrepreneurs innovants


Alexandre Dufresne et Stéphane Verreau-Verge souhaitent pratiquer le droit autrement. D'ailleurs, Me Verreau-Verge a reçu le Mérite Innovations – Accès justice 2016 du Barreau du Québec pour Petites-Créances.ca.

Isabelle Paradis | Journaliste

Ils n'ont pas encore 30 ans et gèrent déjà leur propre cabinet : Verreau Dufresne avocats. Déterminés à rendre le droit accessible à tous, ces deux avocats ne reculent devant rien pour faire évoluer leur profession. Portrait d'une nouvelle génération de professionnels en affaires.

Verreau
Verreau, c'est Stéphane Verreau-Verge, un jeune avocat de 28 ans. Son père est avocat. Son grand-père l'était aussi, avant d'être nommé juge. Malgré tout, Stéphane découvre très tôt sa fibre entrepreneuriale. Sa passion pour les affaires est si grande qu'à 16 ans il possède déjà sa propre entreprise en gestion immobilière.

Son objectif est clair : il veut devenir le meilleur entrepreneur. Rien de moins. Et il suffit de quelques minutes passées avec lui pour comprendre qu'il a les moyens de ses ambitions. S'il choisit de suivre les traces de ses aïeux, ce n'est certes pas par conformisme, un qualificatif qui détonne d'ailleurs avec sa personnalité. « Un diplôme universitaire me semblait essentiel, explique-t-il. Je me suis dit que la maîtrise du droit serait mon meilleur atout pour réussir en affaires. »

Dufresne
Dufresne, c'est Alexandre, avocat de 26 ans. Chez lui aussi la passion de l'entrepreneuriat s'est transmise de génération en génération. « Je viens d'une famille d'agriculteurs, mais je n'ai jamais senti l'appel de la terre. J'avais d'autres projets en tête », raconte-t-il.

Féru de Web et d'informatique, il programme et crée des sites Web déjà très tôt dans sa jeunesse. Même s'il choisit le droit à l'université, sa passion pour la technologie ne le quitte pas. Des deux, c'est lui l'avocat branché. Les mérites des initiatives informatiques et technologiques du cabinet lui reviennent.

Puis, c'est à l'École du Barreau à Québec que les associés se rencontrent. Le courant passe rapidement entre les deux jeunes avocats. « Alexandre et moi avions toujours la main levée, explique Stéphane. Nous avions tous les deux cette envie de débattre en classe, de remettre sans cesse en question ce qui nous était présenté, de faire valoir nos arguments et de contre-argumenter. »

C'est Stéphane qui a lancé l'idée de l'association. Avec sa passion d'entrepreneur, il a su convaincre Alexandre de le suivre. « Je ne suis pas de la région, explique Alexandre. J'étais loin de mon réseau de connaissances et j'avais peu de relations d'affaires à Québec. Mais j'avais confiance en nos moyens et je croyais en notre complémentarité. »

Démocratiser la justice
En 2013, quelques jours après leur assermentation officielle, ils décrochaient leur premier contrat. Depuis, le cabinet ne cesse de croître. D'autres avocats se sont joints à eux, tous des jeunes partageant la même vision : celle de rendre la justice accessible à un plus grand nombre de personnes.

Dans la foulée de cette ambition, ils ont récemment offert des séances gratuites de consultation à leurs bureaux de Lévis. Un franc succès. Puis ils ont fondé une entreprise chargée de concrétiser leur mission d'une plus grande accessibilité à la justice. Leur première initiative est la création de Petites-Créances.ca, un site qui vise à accompagner les gens dans le règlement de leur dossier devant la Cour des petites créances en mettant à leur disposition de l'information gratuite et les services d'un avocat à un prix abordable.

« Nous souhaitons pratiquer le droit différemment, fait valoir Alexandre. Nous simplifions les concepts, nous encourageons les ententes à l'amiable et nous automatisons nos processus, afin d'offrir à nos clients des services accessibles, de qualité. »

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