La vie après une faillite


Le parcours d'Isabelle illustre bien ce lien de confiance qui s'est construit entre elle et le CIBES, car depuis 10 ans elle siège au conseil d'administration de l'organisme!

France Michaud | Mouvement Desjardins

Il y a quelques années, Isabelle cumulait les petits boulots... et les petits salaires. Sans conjoint et vivant en appartement, elle essayait tant bien que mal de joindre les deux bouts. Malgré ses efforts, les factures s'accumulaient, les créanciers s'impatientaient et le stress s'est invité dans son quotidien. 

«Quand je me suis rendu compte que j'étais prise dans un étau, je me suis tournée vers le centre d'intervention budgétaire et sociale (CIBES), un organisme de consultation budgétaire partenaire des caisses Desjardins en vertu du programme Fonds d'entraide Desjardins. J'avais très peur de me faire juger, car je n'avais pratiquement pas d'épargne, mais j'ai été agréablement surprise. C'est tout le contraire qui s'est passé! Mes conseillers se sont tout de suite mis en mode solution, sans jamais juger mes choix», témoigne la jeune femme.
 
«Nous ne remettons jamais en question les priorités des personnes qui se tournent vers nous, d'autant plus qu'elles ont souvent déjà coupé partout où elles le jugeaient possible, confirme Nathalie Champagne, conseillère budgétaire au CIBES. Nous les aidons donc plutôt à réorganiser et à mieux gérer leur budget en fonction de leurs priorités. Nous prenons le temps qu'il faut pour résoudre les problèmes de façon durable, en laissant le temps qu'il faut aux gens pour s'adapter.»

Aujourd'hui bien outillée et plus consciente des pièges liés au crédit, Isabelle a adopté de meilleurs comportements et considère désormais l'avenir avec beaucoup plus de confiance.
Pour aider Isabelle à consolider et à rembourser ses dettes, le CIBES lui a accordé un petit prêt d'entraide et a pris contact avec ses créanciers pour établir avec eux des ententes de remboursement. «Ils m'ont enlevé un immense fardeau des épaules», affirme-t-elle. 

Nouveau coup dur
Toutes ces démarches ont permis à Isabelle de renouer avec l'équilibre financier... jusqu'à ce qu'elle se casse une jambe et doive quitter son travail pour une période d'un an, ce qui a provoqué une nouvelle dégradation de sa situation financière. Cette fois, malgré l'appui du CIBES et les efforts qu'elle a investis pour rétablir son équilibre budgétaire, elle a dû déclarer faillite. «C'était la meilleure solution pour elle, explique Nathalie Champagne. Mais elle avait d'abord tout essayé pour éviter d'en arriver là, ce qui lui a permis de prendre cette décision de façon éclairée et beaucoup plus sereine.»

Après la faillite, le CIBES a continué d'accompagner Isabelle durant quelques mois pour l'aider à rebâtir sa santé financière. Aujourd'hui bien outillée et plus consciente des pièges liés au crédit, elle a adopté de meilleurs comportements et considère désormais l'avenir avec beaucoup plus de confiance. «Mes conseillers m'ont réellement aidée à cheminer pour que je m'en sorte, mais aussi pour m'éviter de remettre les pieds dans les plats. Ils m'ont offert une rampe de départ, en quelque sorte.» 

De son côté, Nathalie Champagne est toujours heureuse de voir les gens qu'elle a conseillés retrouver l'équilibre financier et la paix d'esprit. Mais ce qui la touche le plus, c'est de voir des gens revenir la consulter après coup. «Pour moi, c'est le signe que ces personnes se sentent suffisamment en confiance pour savoir qu'elles ne seront pas jugées malgré de nouvelles difficultés financières», souligne-t-elle.

Le parcours d'Isabelle illustre bien ce lien de confiance qui s'est construit entre elle et le CIBES, car depuis 10 ans elle siège au conseil d'administration de l'organisme!  

«Aujourd'hui, j'essaie de convaincre les gens de ne pas hésiter à se tourner vers les organismes de consultation budgétaire comme le CIBES lorsque des difficultés financières surviennent et, surtout, de ne pas attendre de toucher le fond... Mais, peu importe votre situation, sachez que vous trouverez la compréhension dont vous avez besoin auprès de ces organismes», conclut-elle. 


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