Réussir son voyage de vélo à l'étranger


Nul besoin de préciser que votre vélo doit être parfaitement au point, bien ajusté à votre personne, à vos habitudes et à vos besoins.

Mélanie Larouche | Journaliste

Pédaler à l'étranger est assurément en tête de liste pour bien des aventuriers qui n'ont pas peur de sortir de leur zone de confort. Bertrand Lemeunier est un de ces passionnés qui ont enfourché leur fidèle «destrier» pour parcourir des destinations exotiques. Sa dernière expédition : le Brésil.

Photographe d'origine française installé au Québec depuis 2001 et conférencier pour les Grands Explorateurs, il nous présente ses 6 conditions gagnantes pour en retirer le maximum de plaisir.

1- S'informer sur la destination
Un des meilleurs gages de sécurité, c'est de bien préparer son voyage. Selon Bertrand Lemeunier, peu importe la destination choisie, elle présentera toujours son lot d'avantages et d'inconvénients. «Il est important de bien se renseigner sur sa destination et les outils pour le faire sont nombreux, souligne-t-il. Il faut s'informer sur la culture locale, les mœurs des gens, la criminalité, les principaux attraits, les événements locaux, etc.»

2- Planifier l'itinéraire
Une bonne préparation exige une planification de l'itinéraire. «À vélo, on subit tout : les intempéries, la circulation et les conjonctures locales, mentionne-t-il. Il faut être prêt à affronter tout ça en restant zen! Il faut choisir l'itinéraire adéquat, éviter les grands axes le plus possible et privilégier les routes secondaires, même si elles impliquent un plus long périple. Elles procurent plus de plaisir et de sécurité. Ces routes offrent aussi de belles rencontres. Au Brésil en particulier, je vous recommande de privilégier les plages. Très sécuritaires, elles vous feront vivre des moments magiques.»

3- Un équipement fiable
Nul besoin de préciser que votre vélo doit être parfaitement au point, bien ajusté à votre personne, à vos habitudes et à vos besoins. «Vous devez être à l'aise sur votre vélo et vous sentir en confiance, insiste le photographe aventurier. Aussi, lorsque vous y intégrez l'équipement de voyage, il faut qu'il soit le plus léger possible. Il est donc important de faire les bons choix quand vous préparez votre équipement. Et c'est sur le devant du vélo que vous devez mettre le plus de poids. Les montées vous feront rapidement comprendre pourquoi.»

4- Voir et être vu
Voir et être vu sont de grands principes du cyclisme. Ils traversent les frontières et se transposent dans toutes les situations. «La pose de petits miroirs sur le guidon permet de voir la circulation qui s'en vient, un véhicule lourd par exemple, et de s'y préparer, explique Bertrand. Des couleurs vives et des réflecteurs sur vos vêtements et votre équipement sont indispensables à la circulation de nuit, bien qu'il faille autant que possible l'éviter. Et le petit fanion est tout à fait approprié. Il aide les automobilistes à mieux vous repérer dans la circulation dense.»

5- Écouter son corps et son cœur
Les voyages à vélo exigent un minimum de mise en forme. Selon Bertrand Lemeunier, quelques jours de pédalier avant le grand départ pour avaler toujours plus de kilomètres sont parfois suffisants, selon votre destination évidemment. Les informations que vous aurez recueillies préalablement vous aideront à mieux connaître les types de terrains et de parcours que vous aurez à traverser, montagneux ou plats, particulièrement escarpés ou plutôt sablonneux. «Être à l'écoute de son corps, respecter ses limites et rester zen, c'est le principe de base dans un voyage de ce genre, souligne-t-il. Se fixer des objectifs, c'est stimulant, mais il faut toujours garder en tête qu'on doit se donner les moyens de se rendre jusqu'au bout pour en apprécier totalement la réalisation.»

«Être à l'écoute de son corps, respecter ses limites et rester zen, c'est le principe de base dans un voyage de ce genre.»
-Bertrand Lemeunier
6- Ouverture d'esprit
«Le plus important dans un voyage à vélo, c'est de profiter pleinement de ce que cette ouverture sur le monde et l'environnement vous offre, insiste M. Lemeunier. À vélo, vous êtes en contact direct avec les paysages et les gens qui y vivent. C'est ce contact privilégié avec certains d'entre eux qui vous permettront de vivre des expériences uniques. C'est aussi cette relation qui vous permettra de vous arrêter en toute sécurité, tant pour vous que pour votre équipement. Le risque est toujours présent, mais c'est l'une des meilleures façons de le gérer.»

Les membres Desjardins profitent d'un avantage exclusif d'assistance voyage gratuit. Des conseils et de l'assistance 24 heures par jour, 7 jours par semaine, avant et pendant le voyage, à l'extérieur de la province de résidence et à l'étranger sont offerts aux membres Desjardins ainsi qu'aux membres de leur famille - conjoint et enfants - qui voyagent avec eux.

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Commentaires publiés (2)

Janie / 11 janvier 2017 12h25
Bonjour, Ses petites phrases que je viens tout juste de lire sur votre parcours, se retrouvent exactement vers quoi j'aimerais me tourner lorsque j'aurais le temps et l'argent pour pouvoir le réaliser. Bravo! Vous êtes un exemple à suivre.
Guy Cormier / 10 janvier 2017 18h02
D'abord ne pas vous imaginer que je suis le Président du Mouvement Desjardins quoi que j'ai fait carrière pendant mes dernières 31 années de travail et en retraite depuis 25 ans. Je vous fait part de quelques expériences à vélo à l'étranger : 5e Avenue à New-York (2007), Champs Élysée à Paris (2010, traverse de la ligne du Tour de France, pas en compétition, faut pas s'imaginer!), à quelques reprises à Agadir au Maroc, en Tunisie et à Nice à quelques reprises, à quelques endroits aux Îles Canaries fin 2015 et début de 2016 et enfin en novembre dernier en Guadeloupe. Et cela à l'aube de mes 83 ans. Naturellement ici l'été vélo à Montréal, Laval et rive sud. POUR NE PAS ROUILLER IL FAUT BOUGER. Soyez rassurés, je porte toujours un casque pour protéger ce que j'ai de plus précieux, MA TÊTE.

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