Expo-champs : 5 nouveautés tendance pour 2018


Nous avons visité Expo-Champs pour vous présenter quelques équipements tendance qui seraient de nature à devenir des alliés, à la ferme et dans les champs.

Étienne Gosselin | Agronome | Journaliste

Les besoins sont illimités, les ressources limitées. Les agriculteurs le savent mieux qui quiconque!

Nous avons donc visité Expo-Champs pour vous présenter quelques équipements tendance qui seraient de nature à devenir des alliés, à la ferme et dans les champs. 

1. Repousser les aliments
Lely n'est plus seule au royaume des robots pousse-fourrage. En plus du FRone de GEA, la québécoise Rovibec Agrisolutions propose le premier robot d'alimentation conçu et assemblé au Québec. Le Ranger - c'est son nom - avance à 40 pieds à la minute. Suivant une petite lame métallique aimantée insérée dans le béton, ce robot capable de tourner des deux côtés à trois tours à la minute ne peut se perdre, assure Serge Létourneau, de Rovibec.

Fait étonnant, 80% des 220 robots vendus jusqu'ici par l'entreprise l'ont été pour des troupeaux en stabulation entravée. Le robot a donc l'avantage, en plus de stimuler la consommation et la production, de garder les vaches plus propres, car elles s'avancent moins dans la stalle pour atteindre les aliments et défèquent donc dans le dalot.

2. Épierrer les champs
Avant, on dérochait à la main. Ensuite, on ramassait mécaniquement. Depuis 2016 au Québec, Philippe Goubau de l'entreprise française Bugnot suggère de broyer en un seul passage les pierres et de laisser les résidus sur place - les roches contiennent souvent du calcium qui chaule par le fait même. 

Fonctionnant avec des enclumes aux pointes de carbure tournant de 800 à 1000 tours à la minute pour faire éclater des pierres jusqu'à 20 pouces de diamètre, les broyeurs se déclinent en largeurs de 1,15 à 3 mètres et peuvent travailler le sol jusqu'à 16 pouces de profondeur dans le cas du plus gros modèle, le bien nommé OBLX.

3. Prévenir la compaction des sols
Avec un ingénieux dispositif expérimental composé de deux fosses de compaction où s'alternaient des couches successives de sable et d'argile, Alain Tremblay a démontré l'avantage des pneus Michelin Ultraflex sur la compaction.

Une zone de flexion sur le flanc du pneu permet d'allonger l'empreinte et de mieux répartir la charge. Ce pneu nécessitant un gonflement de 23 PSI - c'est 40% moins que les 41 PSI des pneus radiaux ordinaires - diminue de 26% la profondeur de l'ornière. Et la consommation de carburant? Ce pneu basse pression n'entraîne pas une hausse, mais bien une baisse de l'ordre de 10%. Ces performances supérieures commandent toutefois un prix plus élevé de 10% à 20% par rapport aux pneus ordinaires.

4. Conduire un tracteur polyvalent
Vous hésitiez entre un tracteur mono-plateforme et un tracteur articulé? Simon Bourque d'Agco annihile ce choix avec le tracteur monté sur un châssis unique le plus puissant au monde.

Avec sa nouvelle série 1000, Fendt offre depuis un an quatre modèles allant de 380 à 500 HP. Avec une suspension qui se rigidifie sur la route pour éviter le tangage, ce tracteur excelle côté jardin ou côté cour, jusqu'à 50 km/h. 

5. Produire soi-même son bois d'œuvre
Quand on compte sur la ressource, il est économique de faire soi-même son bois de construction. Antoine Labrie de la Scierie Mobile Gilbert présente sept modèles de scies allant de 9,5 à 30 HP pour faire planches et poteaux à partir de troncs ayant un diamètre d'au plus 40 pouces.

Particularité : cette entreprise mise sur le déplacement du chariot manuellement pour éviter un sciage trop rapide qui résulte parfois en des variations d'épaisseur dans les planches.

Nouveauté : on peut installer sur le même châssis un planeur de 14 HP permettant de planer sur 21 pouces de large et 24 pouces de haut. 

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