Comment 7 jeunes ont relevé le défi de l'entrepreneuriat


Jean-François Cloutier et Joël Pelletier, de Distillerie du St.Laurent, avec des membres de leur équipage!

France Michaud | Mouvement Desjardins

Parmi les jeunes qui caressent le rêve de se lancer en affaires, peu réussissent à donner vie à leur projet. Au banc des accusés : le manque d'argent et l'isolement. À la rescousse : les programmes de finance solidaire.
 
Découvrez comment 7 jeunes de la relève entrepreneuriale ont trouvé le succès en empruntant des chemins non traditionnels.

Financement : pour donner des ailes
L'accès au financement peut s'avérer particulièrement difficile pour les jeunes entrepreneurs qui n'ont pas d'historique de crédit. «Malheureusement, tout le monde n'est pas égal face au crédit», explique Étienne Lessard, directeur de l'organisme Réseau Accès Crédit (RAC) à Rimouski, partenaire du Microcrédit Desjardins aux entreprises

«Certains entrepreneurs ont de bons projets et de bons outils pour les mener à bien, mais ils n'arrivent pas à obtenir le financement dont ils ont besoin. C'est là que peut intervenir notre organisme : quand les autres portes sont fermées», poursuit Étienne.

Joël Pelletier et Jean-François Cloutier, de Distillerie du St. Laurent, en savent quelque chose, eux qui ont obtenu un petit prêt auprès de l'organisme. «Ils ont vraiment embarqué avec nous dès le début, même si notre projet comportait son lot de défis et de risques. On n'aurait sûrement pas pu démarrer sans leur confiance et leur appui financier», souligne Joël.

«Quand tu crois en ton projet, quand tu es passionné, les institutions le sentent», soutient Émilie Frigon, copropriétaire du restaurant Dédélicieux, à Normandin. De son côté, elle a bénéficié du programme Créavenir.

Accompagnement : pour apprendre à voler
«C'est prouvé, l'accompagnement rapproché double les chances de survie des entreprises, souligne Simon Charlebois, directeur général de la Société d'aide au développement des collectivités (SADC) du Centre-de-la-Mauricie. En plus d'aider les jeunes entrepreneurs à prendre du recul par rapport à la gestion de leur entreprise, les accompagnateurs les guident et les aident à prendre les meilleures décisions pour l'avenir de leur entreprise.»

Pierre-Yves Rousselle et Rachel Frigon, d'Attractif, en sont un bel exemple. «Le centre Desjardins Entreprises Mauricie et la SADC nous ont offert un accompagnement additionnel, jumelé à une aide financière Créavenir de 10 000$. Ce coup de pouce financier nous a d'ailleurs permis d'intensifier nos efforts de recherche et développement technologique et de constituer un fonds de roulement pour nos commandes à gros volumes», raconte Pierre-Yves. Pour le couple, ce financement a également eu l'effet d'un tremplin pour obtenir d'autres services financiers, notamment une marge de crédit et un prêt provenant du Fonds local d'Investissement (FLI).

Claudia Croteau, copropriétaire de l'entreprise montréalaise M3béton, est catégorique sur ce point : il ne faut pas hésiter à chercher de l'aide et du soutien dès le début : «L'aide existe, il suffit de la trouver!» Pour cette fonceuse, il faut oser devenir entrepreneur, même si tous les facteurs de succès ne sont pas au rendez-vous en commençant. «Ne sautez pas d'étape et allez-y une bouchée à la fois, en fonction des moyens financiers disponibles. Les organismes de soutien seront présents à chaque étape et veilleront à fournir une assistance adaptée aux besoins.» 

Pour Cindy Cantin, la jeune designer écolo derrière l'entreprise CANTIN, l'entrepreneuriat s'est avéré une avenue gagnante : «J'adore ce que je fais, je prends mes propres décisions et j'ai la fierté de mener mon entreprise où je le veux.» Voilà qui justifie bien des efforts!

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