Vendre en ligne, c'est payant!


En un an, le commerce de détail en ligne a augmenté de 17,2%, comparativement à 3,4%* pour le commerce de détail total.

Katia Lavoie | Journaliste

Novembre, c'est le début de la folie des fêtes qui se passe de plus en plus... en ligne. Êtes-vous de la partie? «Vendre en ligne n'est pas facile, mais, si vous réussissez, vous ferez de l'argent», affirme David Grégoire, fondateur de Monsieur eCommerce et SnapShop eCommerce.

Ce n'est vraiment pas pour rien que l'initiative Novembre bleu fait la promotion de l'achat et de la vente en ligne au Québec en cette haute saison de consommation. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. En un an, le commerce de détail en ligne a augmenté de 17,2%, comparativement à 3,4%* pour le commerce de détail total. 

Il y a actuellement 5 millions de boutiques en ligne dans le monde, selon M. Grégoire, et leur nombre ne cesse de progresser. «De ce nombre, il y en a qui vendent beaucoup et qui ont réussi à passer au travers du processus. Ça vaut la peine», soutient-il.

Pour réussir, vous devez mettre en place les 3 piliers du commerce en ligne : 
. un site Web,
. des pages produits,
. du marketing.

En l'absence de l'un ou l'autre, les risques sont très forts que le projet ne fonctionne pas.
 
Le bon outil pour se faciliter la vie
Puisqu'aucune étape ne s'effectue aisément, il existe des solutions pour vous aider dans vos démarches. Aucune n'est cependant parfaite. Elles demandent du temps, de l'effort ou de l'argent, mais elles vous aideront à traverser le processus plus en douceur.

1. Les solutions complètes
Si vous avez plus de 10 produits à vendre en ligne, David Grégoire conseille de miser sur les solutions complètes qui proposent plusieurs services, comme le marketing et les systèmes de paiement, moyennant entre 30$ et 120$ par mois. Grâce à ces solutions, «vous obtenez des outils supplémentaires de gestion», explique-t-il.
  • Il recommande d'abord Shopify, une «solution éprouvée, utilisée par maintenant 500 000 marchands à travers le monde». Elle est facile à mettre en place et tout le processus de magasin s'y trouve. Petit bémol, vous devrez choisir entre l'anglais et le français, car Shopify ne propose que des sites unilingues.
  • Parmii les autres options, M. Grégoire mentionne Panierdachat.com, une offre bilingue qui constitue une «bonne solution pour commencer quand votre budget et votre temps sont limités».  Si vous commencez dans la vente en ligne, jetez également un coup d'œil à Votresite.ca, un service pour vous guider dans vos démarches. 
Avec Monsieur eCommerce et SnapShop, M. Grégoire propose entre autres de se charger des tâches liées à la mise en ligne pour des tarifs débutant à 2$ US (env. 2,52$ CA) et 6$ par photo ou produit, selon le service.  D'après son expérience, 80% des commerçants abandonnent à cette étape. 

2. Les «centres d'achats»
Sur Amazon et eBay, vous demeurerez inconnus. La concurrence est internationale et c'est contraignant. Ce choix s'avère bon si vous vendez des produits fabriqués de façon un peu plus industrielle, en série, et que vous ne possédez pas de magasin traditionnel.
 
Si vous souhaitez être reconnus pour votre travail et que vos créations uniques vous soient associées, excluez-les ou n'y pensez pas. «Mais ces sites sont efficaces si vous souhaitez vendre dès le premier jour», nuance M. Grégoire.
  • Pour les besoins en marketing, M. Grégoire recommande les publicités Facebook. Il prévient toutefois que le taux de conversion, donc de publicité qui se transforme en vente réelle, n'atteint guère plus de 0,5% à 1% lorsque vous débutez.
  • Le plus simple demeure le marketing par courriel si vous détenez déjà un établissement commercial.
3. Un bouton d'achat
Les artisans et autres commerçants qui désirent se servir du Web pour un petit inventaire, soit 10 articles ou moins, peuvent utiliser un bouton d'achat qui permet de procéder à une transaction avec une carte de crédit. Il s'intègre directement à votre site Web sans nécessiter de programmation. Cette solution accessible est disponible pour seulement 9$ à 10$ par mois. 
  • M. Grégoire conseille la solution de Snipcart qui existe depuis plusieurs années et qui connaît du succès à l'international.
Quel que soit votre choix, n'abandonnez pas. Prenez le temps de réfléchir à vos besoins et d'échanger avec des entreprises qui utilisent ces solutions. Vous n'en serez que mieux préparé pour surmonter les obstacles et rendre profitable votre commerce en ligne! 

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*Statistique Canada, données de janvier 2017.

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Commentaires publiés 1

mohamed rahmoune / 26 novembre 2017 8h47
le monde des ceramistes

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