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Vivre en région: de la grande ville aux îles


Vanessa Loignon a quitté la grande ville pour s’installer sur une île. Découvrez son histoire!

Nathalie Slight | Journaliste

À 24 ans, Vanessa Loignon a choisi de s'installer aux îles de la Madeleine pour y fonder sa petite entreprise. Qu'est-ce qui l'a menée à quitter la grande ville pour s'installer sur une île?

Installée dans son petit coin de paradis depuis quelques mois à peine, elle parle déjà de cet archipel avec la fierté et l'enthousiasme d'un vrai Madelinot. Voici son histoire.

Un 5 à 7 déterminant
Une fois son baccalauréat en communication de l'Université Laval en poche, Vanessa Loignon est prête à prendre le large. Son conjoint, nouvellement policier de la Sûreté du Québec, recherche un poste en région.

C'est en assistant au 5 à 7 Découverte Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, un événement organisé à Québec par l'organisme Place aux jeunes en région, qu'elle a un véritable coup de cœur pour les îles. Elle découvre tout ce que cet endroit offre aux citoyens qui l'habitent à l'année. 

«L'agente de migration de Place aux jeunes en région installée aux îles nous a donné un solide coup de main à distance. Elle nous a fait visiter notre futur appartement par Face Time, alors que nous étions toujours à Québec», explique Vanessa.

Par la suite, leur accompagnatrice a coordonné leur établissement en région en les aidant à étendre leur réseau de contacts. Avant d'emménager dans leur nouveau «chez-eux», ils n'avaient jamais mis les pieds aux îles de la Madeleine.

«Dès notre premier regard porté sur les dunes dorées, les plages de sable fin et l'eau turquoise à perte de vue, nous étions charmés», lance-t-elle.

La vie aux îles 
La dynamique Vanessa adore la vie aux îles de la Madeleine. «Ici, on se sent en vacances 12 mois par année. Loin de l'effervescence de la ville, il n'y a pas de trafic, pas de stress, que la nature à perte de vue!»

Depuis qu'elle habite aux îles, Vanessa a pris un virage vert. Une partie des taxes municipales va aux frais de transport des déchets. Elle essaie donc d'adopter la philosophie «zéro déchet» en achetant en vrac et en s'initiant au compost.

«L'achat local prend tout son sens lorsqu'on habite sur une île. Les Madelinots forment une petite communauté tissée serrée et tout le monde désire s'entraider», conclut-elle.

Fonder sa propre compagnie
Dès son arrivée aux îles de la Madeleine, Vanessa remarque que plusieurs entreprises madeliniennes ne sont pas à jour, côté communication. Les heures d'ouverture indiquées sur Internet, par exemple, ne coïncident pas avec la réalité. Ce détail peut causer de la frustration chez les touristes de passage aux îles.

Elle fonde sa propre compagnie de consultante en communication afin de mettre son savoir-faire au service des événements et des entreprises de son île d'adoption.

«Tout le monde se connaît ici! Grâce au bouche-à-oreille, j'ai rapidement décroché mes premiers contrats», ajoute-t-elle. Durant la saison touristique, de mai à septembre, 50 000 visiteurs foulent le sol madelinot, tandis qu'autour de 11 000 insulaires résident aux îles de la Madeleine à l'année.

Comment Vanessa fait-elle pour garder son entreprise de communication à flot durant la saison froide? «L'hiver, le rythme de vie est plus lent aux îles. Je ne manque pas de contrat pour autant, car mes mandats se réalisent facilement à distance. Je peux très bien préparer un plan de communication et en discuter par Skype avec un client qui est en Beauce ou à Moncton», partage la fondatrice de Loignon communication. 

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Commentaires publiés (4)

Jean-Francois Bernier / 16 janvier 2018 19h57
Bravo pour votre choix. Le quebec a besoin de jeunes pour faire vivre les regions. Par exemple, vous savez que le siege social de tea taxi (en vente chez jean coutu notamment...) est a Amos, Qc!!!! Du thé a amos...
Ghislaine Frappier / 16 janvier 2018 11h39
Et alors, pourquoi Desjardins ferme-t-elle des guichets automatiques dans les petites localités en région ?

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