Optel trace la voie vers un monde meilleur


Louis Roy est devenu entrepreneur « parce que c'est eux, les entrepreneurs, qui changent le monde. »

En 1989, Louis Roy, désireux de sculpter le futur, se lance en entrepreneuriat. Mais on ne change pas le monde en criant « changement ». Entre la grande idée et les actions réelles, il faut faire face à un marathon d'endurance. 

Malgré les embûches, le défi est relevé. Optel, leader mondial en traçabilité, a révolutionné le domaine... et continue de le faire.

Se démarquer de la concurrence
Lorsqu'il entame sa maîtrise en physique, Louis Roy fonde également son entreprise. Investis d'un désir de changement et en possession de technologies assez récentes pour l'époque, ses associés et lui se lancent en affaires avec « pas grand-chose dans nos comptes Desjardins », que de petites économies et beaucoup de volonté.
 
Intégrées directement sur les lignes de production, les technologies de traitement d'informations développées par l'entreprise québécoise permettent aujourd'hui de relier le producteur au manufacturier et celui-ci au consommateur. Ainsi, l'attribution d'un numéro de série unique à chaque produit, qu'il soit brut ou fini, permet d'effectuer un suivi et de connaître le chemin parcouru par ce dernier. Il est alors possible d'optimiser la production ou de mesurer l'impact, à grande échelle, d'un produit.

Le financement : un enjeu de taille
M. Roy est devenu entrepreneur « parce que c'est eux, les entrepreneurs, qui changent le monde. » 

Bien qu'Optel détienne aujourd'hui la plus grande part de marché de son industrie, le chemin n'a pas été sans embûches. « Pendant les premières années, c'était la survie », se rappelle-t-il. Manque de fonds, phases de développement coûteuses et des clients qui refusent de payer, le portrait ne semblait pas lumineux pour le jeune entrepreneur. « On a survécu un peu sur nos comptes personnels », ajoute-t-il. 

L'accès au financement représente un enjeu de taille pour les jeunes entreprises. Les premières années d'Optel sont marquées par une importante phase de développement alors que l'entreprise souhaite concentrer ses efforts vers la commercialisation de ses plateformes. À la recherche de capital de risque, M. Roy frappe donc aux portes de Desjardins. Un premier prêt est accordé. Optel déploie alors sa technologie en Amérique du Nord. « Ça nous a permis d'investir en commercialisation, et ça nous a donné un élan », se remémore M. Roy.

Forte de ce nouveau capital financier, la jeune entreprise se spécialise lentement dans le domaine pharmaceutique. Elle offre à l'industrie des systèmes d'inspection permettant de vérifier la qualité des produits et des emballages. Alors que les médicaments contrefaits prolifèrent, les États-Unis et plusieurs autres pays passent une loi exigeant l'attribution de numéros de série uniques à tous leurs produits afin de limiter la circulation des contrefaçons. Optel, déjà présente sur les lignes de production, devient un acteur clé dans le combat.

Atteindre sa limite
Pour exceller, il faut parfois prendre des risques et investir sans promesse de retombées. « Quand on a vu cette vague, on s'est dit que, pendant les deux prochaines années, on ne ferait pas d'argent, peut-être même qu'on allait en perdre », explique M. Roy. 

« De grosses compagnies nous avaient approchés pour nous acheter, mais on avait pris la décision de voler de nos propres ailes et d'essayer de garder la propriété de la compagnie au Québec », poursuit-il.

Au moment d'entrer dans une seconde phase d'investissement, « Desjardins est revenu en croyant en nous. Un appui financier accueilli à bras ouverts », confirme celui qui dit avoir grandi en rythme avec l'institution financière.

Et repousser les limites
Ces jours-ci, l'entreprise s'attarde à diversifier les applications de ses technologies. Suivant sa mission de contribuer à la création d'un monde meilleur à l'aide de ses technologies, Optel s'installe actuellement dans un nombre croissant d'industries des secteurs pharmaceutique, agroalimentaire et des ressources naturelles.

Connectée à plus de 300 000 petits producteurs à travers le globe, l'entreprise prend le pouls des conditions sociales et environnementales des industries. Elle suit 6 milliards de produits par année, en associant toutes les informations sur leur déplacement et leur composition. Ce qu'Optel fait, « c'est flyé », pour reprendre les mots de M. Roy

En s'attaquant à des enjeux environnementaux majeurs, comme la déforestation et la perte de biodiversité engendrées par le marché de l'huile de palme, ou à des problématiques importantes du domaine de la santé, M. Roy a créé une plateforme « disruptive » qui force les constats. « J'ai lancé la compagnie pour avoir un impact. C'est l'avenir de tous nos enfants qui m'importe », affirme l'entrepreneur.

Et le futur, Optel le change un peu plus chaque jour. 

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