Donner de son temps: leçons d'un sage


«J'ai du plaisir à faire ce que je fais pour les gens! Je le fais pour eux, mais aussi pour moi. L'entraide, ça me procure du bonheur!» - Claude Albert

Par Mélanie Larouche

Le bénévolat a toujours fait partie de la vie de Claude Albert. Comme il le dit si bien lui-même, «c'est dans mon ADN». Le temps des fêtes est une période particulièrement occupée pour lui. Entre les paniers de Noël à préparer et à distribuer pour la Saint-Vincent-de-Paul et les soirées passées à raccompagner les fêtards pour Nez rouge, Claude Albert trouve toujours le temps de rigoler. Il nous raconte pourquoi le don de soi est si important pour lui.

«J'ai du plaisir à faire ce que je fais pour les gens! Je le fais pour eux, mais aussi pour moi. Ç'a toujours été important pour moi d'aider les plus démunis, ils n'ont pas choisi leur situation. En même temps, il faut avoir du plaisir dans la vie. Moi, l'entraide, ça me procure du bonheur!» 

Le don de soi, Claude Albert tient ça de sa mère, une Irlandaise très droite et stricte, mais qui avait le cœur sur la main. «Mon père travaillait sur les chemins de fer, il n'était pas souvent à la maison, raconte le sympathique grand-père. C'est elle qui runnait la maisonnée ! On était six garçons chez nous. Ma mère nous a inculqué de bien belles valeurs, entre autres l'entraide. Mais aussi le respect des femmes. Nous avons appris ça très jeune, c'était très important pour elle.»

Engagement et respect
Comme sa mère, Claude Albert ne se laisse pas marcher sur les pieds. L'heure juste, vous l'avez rapidement avec lui, et toujours avec le sourire. «J'ai œuvré pour la Saint-Vincent-de-Paul pendant 25 ans, j'ai même présidé mon secteur. De la misère, j'en ai vu. Malheureusement, il y a aussi ceux qui profitent du système. Ceux-là, quand je les repérais, je me faisais un plaisir d'aller les rencontrer personnellement pour leur dire leurs quatre vérités. Exploiter les plus démunis de la société, c'est un sacrilège.»

35 ans de Nez rouge
À 84 ans, Claude Albert s'estime privilégié de pouvoir prendre part pour une 35e année d'affilée à l'opération Nez rouge. Il est d'autant plus fier de raconter qu'il était là le premier soir, avec une dizaine d'autres personnes, pour offrir un service de raccompagnement qui servait à financer les activités de l'équipe de natation de l'Université Laval, sous l'égide de Jean-Marie De Koninck. À l'époque, Claude Albert enseignait le débosselage à l'école Wilbrod-Bhérer à Québec. Il était également directeur de la piscine, où il croisait plus que régulièrement De Koninck et ses nageurs, qui s'y entraînaient chaque semaine. 

Des anecdotes de ses nuits à Nez rouge, Claude Albert pourrait en raconter pendant des heures. Chaque fois, il a du mal à refréner son envie de rire... «Un soir où nous sommes allés chercher dans un restaurant en ville une dame bien mise qui semblait un peu triste, nous lui avons demandé si elle voulait avoir du fun pour son retour à la maison. Elle a dit oui, sans avoir l'air de trop y croire. Arrivée chez elle, elle riait aux éclats en nous traitant de fous ! Elle nous a dit qu'on avait fait sa soirée ! Ça, c'est une belle paye!»

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